Mademoiselle Julie (Miss Julie)

15
sept

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En aout, j’avais pu voir en avant-première Mademoiselle Julie, l’adaptation de la pièce du dramaturge suédois, August Strindberg avec Jessica Chastain, Colin Farrell et Samatha Morton sorti en salle mercredi dernier (oui je sais, je ne suis pas en avance pour en parler).

miss julie affiche

L’histoire ? 1890, Irlande. Tandis que tout le monde célèbre la nuit des feux de la Saint Jean, Mademoiselle Julie et John, le valet de son père, se charment, se jaugent et se manipulent sous les yeux de Kathleen, la cuisinière du baron, jeune fiancée de John. Ce dernier convoite depuis de nombreuses années la comtesse voyant en elle un moyen de monter dans l’échelle sociale.

miss julie

Je ne connaissais pas la pièce d’August Strindberg avant de voir cette adaptation cinématographique. J’ai donc découvert là que toute l’action de la pièce se situe dans la cuisine du château. J’ai constaté en effet que la réalisatrice, Liv Ullmann, avait  choisi de situer tout le film hormis la scène finale dans la fameuse cuisine et ne montrait que les trois protagonistes que sont Miss Julie, John et Kathleen. Tous les autres personnages sont suggérés par des bruits ou des conversations dont on entend qu’une partie. C’est un parti pris intéressant mais est ce vraiment une bonne idée ? Car ce qui passe au théâtre n’est peut être pas le mieux pour le cinéma. Et en effet, je n’ai pas spécialement adhéré au film. C’est long, très long même (le film dure un peu plus de 2 heures!). Et l’ennui s’est très vite installé pour ma part.

miss julie Samatha Morton

De ce film au final, je retiendrai malgré tout une belle performance d’acteurs. Jessica Chastain (égérie du parfum Manifesto) est étonnante dans ce rôle mais c’est Samatha Morton qui incarne Kathleen, la cuisinière du comte qui a retenu vraiment toute mon attention. Pas de cris, pas de larmes pour elle mais un silence qui en dit long.

Il faut le dire, aussi les images sont belles et dignes des grands films d’époque.  Enfin la musique est particulièrement bien choisie et soutiens admirablement bien la tension du film.

miss julie jessica chastain

Malgré tout cela ne suffit pas à faire de Miss Julie un bon film. Enfin si c’est un bon film. Il y a dedans une sacrée performance d’acteurs je l’ai dit. Mais comment dire, c’est trop indigeste et ennuyeux tout ça. Dommage!

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by Lilli de... le 15 septembre 2014 | Tagué avec: , , , | Quelque chose à ajouter ?

Les recettes du bonheur

10
sept

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Aujourd’hui sort dans les salles obscures : Les recettes du bonheur de Lasse Hallström (Le Chocolat) produit par deux grands noms du cinéma et de la télévision américaine, Steven Spielberg et Oprah Winfrey avec dans les rôles principaux Helen Mirren, Manish Dayal, Charlotte Le Bon, Om Puri et Michel Blanc. Pour avoir vu le film quelques jours avant sa sortie, je peux vous dire que c’est une jolie histoire.

LES+RECETTES+DU+BONHEUR

Les recettes du bonheur raconte l’arrivée en France de Hassan Kaddam, un jeune chef indien et de sa famille. Le mini van de la famille tombe en panne près d’un charmant village du sud de la France Saint-Antonin. Ils sont secourus par la jolie Marguerite, sous-chef dans le seul restaurant du bourg, le Saule Pleureur. Très vite, Papa, le chef de famille décide de s’y installer et d’ouvrir un restaurant indien, la Maison Mumbai. Mais lorsque Madame Mallory, propriétaire hautaine et chef du célèbre restaurant étoilé au Michelin Le Saule Pleureur, entend parler du projet de la famille Kadam, c’est le début d’une guerre sans pitié. La cuisine indienne affronte la haute gastronomie française.Mais Hassan découvre la cuisine française et se passionne. Très vite Madame Mallory ne peut plus ignorer le talent d’Hassan et elle finit même par le prendre sous son aile. Désormais Le Saule Pleureur sert une cuisine française traditionnelle revisitée par le jeune chef indien.

Les recettes du bonheur

Franchement Les recettes du bonheur est une gentille comédie. Bon OK les puristes diront sans doute que ce n’est pas à proprement parlé une comédie. D’accord, même si quelques scènes font largement sourire, on ne rit pas à gorge déployée. Ce n’est pas non plus un drame. C’est une jolie leçon de vie, d’ouverture aux autres et de tolérance. Du moins c’est le message que semble vouloir faire passer le film pour moi à travers sa cuisine métissée. J’ai bien aimé la scène par exemple de la dégustation du bœuf bourguignon revu par le jeune chef Hassan par son père.C’est plein de bons sentiments et de clichés. Tiens en parlant de clichés : j’ai adoré une réplique du film où l’un des fils de Papa lui rappelle qu’au Saule pleureur ils ont tout un tas de plats dont les fameuses cuisses de grenouilles (faudrait que les américains comprennent que la gastronomie française ne compte pas que ça Smile ). Bon et à part ça ? Le seul bémol que j’aurai est pourquoi Helen Mirren (Madame Mallory) censée incarner le chic à la française et la haute gastronomie s’exprime t’elle en anglais. Pourquoi ? Bon sang pourquoi ? Ne pouvait-elle pas s’exprimer un peu plus dans la langue de Molière ? Pourquoi parle t’elle anglais quand elle s’adresse au maire par exemple ? En cuisine je veux bien mais au marché ? Le second bémol pour moi est les plans d’ensemble des deux restaurants. A mon gout, on voit nettement qu’il s’agit d’images de synthèse. C’est dommage.

Les recettes du bonheur

Au final l’histoire est cousue de fil blanc. J’aurai pu parier sur la fin. Mais n’empêche j’ai passé une bonne soirée lundi soir. Est ce que je recommanderai Les recettes du bonheur ? Et bien oui, je pense Smile

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Quoi de neuf dans ma PAL ? (bis repetita)

30
août

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Ça fait longtemps que je ne vous ai pas montré les derniers livres qui sont entrés dans ma bibliothèque. Il faut dire qu’en ce moment j’évite un peu d’aller me perdre à la FNAC, budget serré oblige. Heureusement, il y aussi de gentils attachés de presse qui me gâte et gonflent ma PAL pour mon plus grand bonheur. Un grand merci! (et surtout de vous arrêtez pas Smile ). Du coup dans ce qui suit, il y a des achats (petits les achats) et des services de presse.

PAL aout 2014

On a donc :

  • La belle et la bête de Madame Leprince de Beaumont
  • La belle et la bête de Madame de Villeneuve. Me procurer le conte m’obsédait depuis que j’ai vu le film avec Léa Seydoux et Vincent Cassel en février dernier. Voilà j’ai acheté les deux versions. Il ne me reste qu’à les lire Smile
  • Widdershins de Ari Marmell
  • Les illusions adolescentes par Adel Deco
  • La femme abandonnée d’Honoré de Balzac. L’un de mes auteurs préférés. Quand je pense que je n’ai jamais chroniqué un seul de ses romans sur ce blog!
  • La mort d’Olivier Bécaille d’Emile Zola. Celui-là, il fera parfaitement l’affaire pour la lettre Z de mon challenge ABC si je suis un peu en panne d’inspiration.
  • L’enfant multiple d’Andrée Chedid
  • Le blé en herbe de Colette. je crois bien que je n’ai jamais rien lu de cette auteur. Shame on me! Mais je vais réparer ça très vite maintenant Smile
  • Le diable amoureux de Jacques Cazotte
  • Un sentiment plus fort que la peur de Marc Levy. Ça faisait longtemps tiens que je n’avais pas lu un Marc Levy. Dans celui-ci, on retrouve Andrew Stilman dont on avait suivi les aventures dans Si c’était à refaire.

Et vous, vous lisez quoi en ce moment ?

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by Lilli de... le 30 août 2014 | Tagué avec: , , , , , , | Quelque chose à ajouter ?

Trouble[s] de Florian Lafani et Gautier Renault

25
août

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trouble[s]J’ai gagné au début de l’été un exemplaire du roman Trouble[s] de Florian Lafani et Gautier Renault qui venait de paraitre au Livre de poche. Il faut savoir que ce roman, avant de paraitre en format papier est paru en version numérique sous forme d’épisodes. Vous savez comme les feuilletons qui paraissaient dans les journaux il fut un temps. Intriguée, j’ai décidé de le mettre sur ma liste de livres à lire cet été. Aussitôt fini le précédent, je me suis plongée dedans.

Trouble[s] raconte une prise d’otages d’un genre nouveau. Un beau jour, Ton Laughton, un social média manager dans une agence de Londres remarque le statut d’Erasmus, un de ses amis. Ce dernier appelle au secours sur Facebbok et invite à devenir ami avec un mystérieux personnage  Alban M. Tom se connecte et découvre avec stupeur que son ami a été kidnappé avec d’autres personnes. le mystérieux preneur d’otages organise alors un drôle de jeu afin de sauver ou au contraire de condamner l’un des otages. Le public vote pour son otage préféré et celui qui aura recueilli le moins de vote sera abattu. Un premier puis un second otage est abattu en direct. Pendant ce temps-là, les services de renseignement spécialisé dans le web mené par l’inspectrice Clara Capland tentent de trouver le ravisseur et les otages.

Mon avis ? Ça ne fonctionne pas du tout mais alors pas du tout!! Si l’idée de départ pouvait sembler bonne, à aucun moment ça ne décolle. C’est poussif, je me suis limite ennuyée avec cette lecture. En effet ça met beaucoup de temps à se mettre en place. Et puis quand on commence à voir des hypothèses se dessiner, il est trop tard. Le roman a trouvé un épilogue. Les quelques pistes évoquées au cours de l’intrigue ne sont pas suivies. Ainsi à un moment, un lien est évoqué avec le Japon mais cette piste ne va pas plus loin. Pareil pendant plusieurs chapitres, on suit Georges, un New-yorkais victime de Burn-out et émigré en Australie. Il découvre le ranch où les otages sont retenus. Et patatras, ça ne va pas plus loin,. On n’en entendra plus parler par la suite. OK mais alors pourquoi avoir introduit ce personnage ? Pareil avec la tentative de fuite de quatre des otages. On les suit un temps puis plus rien. On en retrouvera un sur les quatre et on ignorera tout des trois autres. Ah ok mais pourquoi alors mettre le focus sur ces personnages de la sorte ? Bref ce roman est mal construit. Il n’y a pas de trame. Il y a des personnages qui ne servent à rien pour l’intrigue si je puis dire. C’est plat. Le suspense n’est pas au rendez-vous. En tout cas, je n’ai pas du tout été prise par l’intrigue comme ça a pu être le cas avec certains bon thrillers. Là certains indices sont même un peu tirés par les cheveux et tombent comme par magie. C’est dommage car je persiste à croire que l’idée de départ était bonne, voir même très bonne. C’était une super idée en effet de voir comment avec les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter, on pouvait manipuler l’information, embrigadé les gens et pourquoi pas se passer des journalistes. Mais non, c’est pas ça. L’idée de départ est peu ou pas exploitée. C’est grossier, sans intérêt. Bref pour moi, ça a été une grosse mais grosse déception. Et franchement je vous recommanderai pas la lecture de Trouble[s].

La quatrième de couverture : Six otages filmés par webcam. Des millions de votants sur Facebook. A vous de choisir qui restera en vie. « Au secours ! » Quand le jeune Tom Laughton lit ce message sur le Facebook de son ami Erasmus, il se moque de lui : « Alors, Erasmus, de retour à Londres ? « Mais Erasmus ne répondra pas, car il vient d’être kidnappé, avec cinq autres personnes provenant des quatre coins du monde. Aussitôt, des vidéos des séquestrés commencent à circuler sur Internet. Ni la police, menée par l’agence Clara Capland, ni les médias ne parviennent à mettre un terme à la plus incroyable prise d’otages que le monde ait connue. Le pire surgit alors sous la forme d’un vote sur Facebook : « Choisissez celui que vous voulez sauver. » Et pour montrer à tous qu’il est sérieux, le bourreau du monde virtuel tue un premier otage, froidement, en direct. « Pour celui-là, vous ne pouviez rien faire. Lequel des cinq autres allez-vous sauver ? » Tension permanente, rebondissements de haut-vol, fausses pistes et frayeurs, TROUBLE(S) est bâti comme la meilleure des séries américaines, et a le don de rendre tout aussi accro, dès les premières pages.

Prochaine lecture : Quand rentrent les marins de Angela Huth

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by Lilli de... le 25 août 2014 | Tagué avec: , , , | Quelque chose à ajouter ?