Il était une lettre de Kathryn Hughes

9
Fév

0

il etait une lettre

J’ai lu en fin de semaine dernière (oui, oui je l’ai lu très vite) Il était une lettre de Kathryn Hughes. Ce roman raconte en parallèle l’histoire de deux femmes. Il y a d’un côté Tina, une jeune femme vivant dans les années 70, mariée un homme alcoolique et violent. Il y a de l’autre Chrissie, une jeune fille qui à la veille de la déclaration de guerre de l’Angleterre à l’Allemagne en 1940 se retrouve enceinte au grand désespoir de ses parents qui finissent par l’envoyer accoucher au loin. Un beau jour, Tina qui travaille dans une boutique caritative à Manchester trouve un sac rempli de vetements. Dans la poche d’un costume, elle trouve une lettre adressée à une certaine Chrissie. Billy, l’auteur de la lettre s’excuse et la demande en mariage. Mais fait étrange la lettre n’a jamais été postée. Tina se demande vient pourquoi. Elle décide alors de retrouver la mystérieuse Chrissie et son bébé et de lui remettre la lettre.

Mon avis ? Franchement j’ai adoré!! Je l’ai lu très vite tellement j’avais hâte de savoir ce qu’était devenu Chrissie et son bébé mais aussi ce qu’il allait advenir de Tina.

Je ne sais pas ce qui m’a plu le plus dans ce roman. En fait j’ai tout aimé je crois bien. J’ai aimé la construction qui fait alterner l’époque où vivait Chrissie et les années 70 où vit Tina jusqu’à ce que le destin de ces deux femmes se croisent. C’est pas particulièrement original ce procédé. D’autres avant l’on utilisé avec plus ou moins de bonheur. Je pense notamment à Tatiana de Rosnay avec Elle s’appelait Sarah ou encore à Sarah McCoy dans Un gout de cannelle et d’espoir. Si pour ce dernier ce n’était pas une réussite, là ce n’est pas le cas. Ça fonctionne du feu de Dieu.

Après ce roman aborde avec beaucoup de sensibilité des thèmes très durs : la violence conjugale, l’alcoolisme, les filles-mères, le pardon. Il faut en effet savoir que ces institutions qui accueillaient les filles-mères ont vraiment existé et que des milliers de jeunes filles célibataires ont été contraintes d’abandonner leur bébé après la naissance!!

En bref Il était une lettre de Kathryn Hughes est un véritable coup de coeur. Je dois pas être la seule d’ailleurs à avoir adoré ce roman puisqu’en Angleterre c’est devenu en quelques semaines un Best-seller!!!

Alors qui va se laisser tenter par Il était une lettre de Kathryn Hughes ?

La quatrième de couverture : Tina est malheureuse auprès d’un mari trop porté sur la boisson et souvent violent. Le week-end, pour ne pas être à ses côtés, elle se réfugie dans une boutique caritative où elle est vendeuse bénévole. C’est alors que sa vie bascule lorsqu’elle y découvre une lettre dans la poche d’un vieux costume. Cette lettre n’a jamais été ouverte, le timbre n’est pas cacheté et elle date de septembre 1939 : c’est une demande en mariage.
Très émue que la destinataire n’ait jamais reçu cette demande, Tina va mener l’enquête et découvrir l’histoire bouleversante d’un amour impossible… Celui de Chrissie, jeune sage femme de 17 ans qui tombe éperdument amoureuse du jeune séducteur de son quartier, malgré les réticences de son père, un médecin très strict. La guerre finit par exploser et son grand amour est contraint de partir au front, la laissant enceinte, et seule face à ce secret honteux qui va faire exploser sa cellule familiale.
Pendant que Tina poursuit ses recherches, elle découvre qu’elle aussi est enceinte, mais d’un homme qu’elle n’aime plus. Elle décide d’essayer de retrouver à tout prix Chrissie et son enfant, en espérant ainsi redonner du sens à sa vie.

Prochaine lecture : Celle d’avant de Ninon Maréchal

Rendez-vous sur Hellocoton !
by Lilli de... le 9 février 2016 | Tagué avec: , , | Quelque chose à ajouter ?

Corinne Touzet prend un Nouveau départ au théâtre des Variétés

8
Fév

0

Je vous l’ai dit l’autre jour, j’ai renoué avec le théâtre en ce début d’année 2016. La dernière pièce que j’ai vu c’est Un nouveau départ avec Corrine Touzet, Christian Vadim et Fanny Guillot au théâtre des Variétés.

un nouveau depart affiche

Un appartement parisien, peu avant Noël, Catherine (Corinne Touzet), une chef d’entreprise trouve sur son palier Michel (Christian Vadim), un SDF. D’abord réticente, elle finit par l’inviter à passer Noël avec Sarah (Fanny Guillot) son ado de fille et elle. De fil en aiguille, elle va le prendre en charge : elle l’aide à refaire son CV, à s’inscrire à Pôle Emploi. Elle lui décroche même un entretien pour un job. Mais voilà, le SDF n’a pas spécialement envie de trouver un boulot et de partir.

un nouveau départ touzet vadim (1)

Franchement elle a bien changé notre capitaine de gendarmerie!! Depuis 8 ans et la fin de la série Une femme d’honneur, Corinne Touzet a tourné dans plusieurs téléfilms et joué dans quelques pièces de théâtre. Elle revient en ce début d’année sur les planches avec Un nouveau départ, pièce créée par Antoine Rault l’été dernier au festival d’Avignon et elle est plutôt convaincante dans son rôle de chef d’entreprise qui a raté sa vie amoureuse. Pour lui donner la réplique, Christian Vadim est excellent. C’est d’ailleurs lui que j’ai préféré des trois comédiens sur scène. Je ne pourrait pas retranscrire son jeu mais j’ai adoré son ton. Bon j’ai pas vu toutes ses mimiques car j’étais au premier balcon sur la gauche et une partie de la scène m’était caché (zut, zut et zut!) mais son ton, ses répliques, son jeu était excellent. Rien à dire Smile

06-UN-NOUVEAU-DEPART

Après contrairement à ce qui est dit dans la présentation officielle de la pièce, Un nouveau départ n’est pas drôle d’un bout à l’autre. Ce n’est pas ce que j’appellerais à proprement parlé une comédie. Certes y a bien quelques répliques qui font sourire voir carrément rire mais pas plus. Certaines scènes sont trop caricaturales je trouve pour que l’on puisse en rire vraiment. Par exemple au moment où Sarah, la fille donc, se lamente qu’elle a rompu avec son petit ami et qu’elle précise qu’ils allaient fêter leur trois semaines! Ça fait sourire mais c’est tout. Dès fois même j’ai trouvé que Fanny Guillot surjouait son personnage.

un nouveau départ touzet vadim (3)

En bref, Un nouveau départ est malgré tout une pièce agréable. Allez si vous voulez tout savoir, j’ai passé une bonne soirée Smile

C’est où ?

Un nouveau départ

Théâtre des Variétés

7, boulevard Montmartre

75002 Paris

Métro Grands Boulevards

Jusqu’au 5 mars 2016

Du Mercredi au samedi à 20h00 et en matinées le samedi à 16h00 et le dimanche à 16h30

Rendez-vous sur Hellocoton !

Rome en un jour de Maria Pourchet

5
Fév

0

rome en un jourJe viens de lire Rome en un jour de Maria Pourchet fraichement publié en poche aux  éditions Folio. Ce court roman se situe à Paris un soir d’été. Marguerite a organisé sur la terrasse d’un grand hôtel un anniversaire surprise pour son compagnon Paul. Elle a  invité une quinzaine d’amis plus ou moins prochain qui attendent tranquillement l’arrivé  du couple. Sauf que ce soir-là, Paul ne veut pas sortir. Marguerite a bon tout essayer, rien n’y fait. Pire le couple en vient à se disputer violemment.

Mon avis ? Franchement quand j’ai commencé Rome en un jour, je me suis dit que cela  n’allait pas être bien folichon, que j’allais un peu m’ennuyer avec cette lecture. En fait il n’en a rien été, j’ai bien aimé. En premier lieu, j’ai bien aimé le style de l’auteur. Alors même que c’est ce qui m’avait fait craindre le pire au début, j’ai trouvé ça chouette. Première chose, le texte se présente au départ un peu comme un scénario de film ou de théâtre. Il y a des didascalies en ouverture des chapitres pour situer l’action dans l’espace et le temps. Ensuite, il y a la façon même dont l’histoire est racontée. Toute les scènes sont racontées de l’extérieur. Le narrateur s’adresse directement au lecteur un peu à la manière de certaines voix off dans les films. Au départ, c’est un peu bizarre cette façon de faire et puis je m’y suis faite rapidement. Perso j’ai trouvé que ça contribuait grandement à l’intérêt que j’ai trouvé à ce roman Smile
Ensuite je suis bien rentrée dans cette histoire de couple mais aussi plus généralement  de relations humaines. On suit en effet alternativement ce qui ce passe chez Marguerite  et Paul et sur le toit de l’hôtel. Si le couple va se balancer des horreurs à la tête  toute la soirée, les amis sur le toit de l’hôtel vont se révéler être de beaux hypocrites. Je crois que l’on reconnaitra tous quelqu’un dans les invités présents. Vraiment, on a là une belle brochette de faux-culs quand on y pense. Que ce soit Sabine, la bonne copine de Marguerite qui va balancer par exemple sur la robe de cette dernière alors qu’elle-même l’a poussé à l’acheter ou encore Benoit ou Ariel, tous sans exception sont des hypocrites patentés. Et je me rends compte que je n’ai éprouvé de réelle sympathie pour aucun d’entre eux si ce n’est peut être à la fin un peu pour le pauvre Michel que tous laisse tomber et payer les consommations en sus.
Au final, une fois la dernière page tournée, je n’ai pas regretté d’avoir choisi de  lire ce roman. J’ai trouvé cette histoire jubilatoire d’un bout à l’autre. Rome en un jour de Maria Pourchet est au final une bonne surprise pour moi (comme quoi des fois, il faut laisser ses aprioris de côté).

La quatrième de couverture : «Paul était devant le poste, à mille lieues d’envisager qu’on pût lui réserver un anniversaire surprise fin juin, à lui, natif de février.»
Marguerite tente en vain de convaincre Paul de sortir. C’est le début d’une guerre dont les proportions vont leur échapper à tous deux. À l’autre bout de la ville, en attendant l’arrivée du couple, les invités prennent possession des lieux. Peu à peu, la soirée dérive loin du projet initial.
Maria Pourchet explore le fonctionnement d’un couple, les origines de son désastre mais aussi l’étendue des solitudes. On rit à chaque page… non sans un certain effroi.

Prochaine lecture : Il était une lettre de Kathryn Hughes.

Rendez-vous sur Hellocoton !
by Lilli de... le 5 février 2016 | Tagué avec: , , | Quelque chose à ajouter ?

Le principe de Parcimonie de Mallock

2
Fév

0

mallock le principe de parcimonieJ’ai eu la chance il y a quelques jours de recevoir en avant première Le principe de Parcimonie de Mallock à paraitre le 11 février prochain aux éditions Fleuve Noir. Aussitôt reçu, aussitôt commencé (ou presque). L’histoire débute sur les chapeaux de roue puisque le commissaire Mallock est appelé au Louvre où la Joconde vient d’être volée et un artiste se trouvant sur les lieux grièvement blessé.Quelques jours plus tard, le mystérieux voleur qui se fait appelé Ockham détruit en direct sur Internet le tableau et envoie un bocal avec les restes de la peinture à Mallock. Ockham n’en reste pas là et commence à agresser des individus divers qu’il juge coupable. A l’un, il coupe les oreilles, à un autre la langue , à un troisième, il arrache la les yeux. Chaque fois, il envoie un bocal au commissaire accompagné d’un étranger aphorisme. Mallock et son équipe tente d’arrêter le polichinelle avant qu’il ne se mette à tuer. Arriveront-ils à le coincer avant qu’il ne soit trop tard ?

Mon avis ? Franchement, j’ai beaucoup aimé. Je ne connaissais pas Mallock que ce soit l’auteur ou le personnage avant de lire ce roman. Je n’avais encore lu aucune des Chroniques barbares dont Le principe de Parcimonie est pourtant le cinquième tome (Quand je vous disais l’autre fois qu’en ce moment j’éprouvais un malin plaisir à commencer les sagas dans le désordre Smile ) et cela ne m’a pas gêné pour un sou. Que ce soit le 5eme tome n’est pas gênant car tous les éléments nécessaires à la bonne compréhension de l’intrigue et du personnage sont présentés. L’auteur éclaire le passé de son personnage avec suffisamment de détails (la mort de sa femme, celle de son fils) pour que l’on puisse nous, lecteur, bien le cerner. Certes il y a quelques références aux enquêtes précédentes du commissaire Amédée Mallock mais ça ne gêne nullement. On apprend ce que l’on a besoin de savoir et basta j’ai envie de dire.
Ceci dit, j’ai bien aimé le personnage de du commissaire Mallock et j’aurai plaisir à le retrouver dans d’autres enquêtes. J’ai en effet adoré son humour noir, ses fêlures, son côté bourru, ses rêves prémonitoires qu’il provoque grâce à l’Opium. Mais attention, ces rêves ne veulent pas dire que l’auteur utilise la facilité. Mallock, le commissaire ne comprend pas immédiatement le sens de ses « rêves ». Cela ne sert pas de raccourcis à Mallock auteur. Par exemple ce n’est pas parce qu’il rêve d’une araignée géante que Mallock fait le lien et comprend immédiatement le truc. Non, non, il va lui falloir un peu de temps pour comprendre Smile Y a pas à dire l’intrigue est diablement bien ficelée. Je ne m’étais pas douté un seul instant de qui se cachait derrière Ockham moi!!
Enfin j’ai trouvé intéressante l’utilisation de l’art dans cette histoire. J’ai aimé le comparaison des bocaux d’Ockham avec des œuvres d’arts, les actes à des sortes de happenings.L’auteur ne se limite pas à situer son intrigue dans le milieu de l’art contemporain, il pousse beaucoup plus loin.

Bref Le principe de Parcimonie de Mallock est un excellent thriller. Je vous invite vivement à vous le procurer dès sa sortie le 11 février.

La quatrième de couverture : « L’avenir de l’homme est dans le moins. »
Paris, le Louvre : une violente explosion retentit, un artiste reçoit une balle en plein coeur et « la Joconde » disparait pour réapparaitre le soir même sous le rasoir d’un certain Ockham. A la stupeur générale, ce dernier menace d’en racler le sourire et de le mettre en bocal.
En quelques semaines, le monstre aux allures de polichinelle devient la plus célèbre figure du terrorisme, détestée par les uns, adulée par les autres pour ses attentats grotesques. Son projet : régénérer la société en découpant à la lame tout ce qu’il juge inutile, la chevelure d’un philosophe, la cervelle d’une célébrité cathodique ou les attributs d’un politicien corrompu.
Sur fond de crue centennale, dans un Paris envahi par la Seine, Mallock va devoir emprunter les chemins les plus vertigineux de la folie pour tenter de le démasquer.

Prochaine lecture : Rome en un jour de Maria Pourchet

Rendez-vous sur Hellocoton !