Amour et papillons, tome 1 Seconde B de Sylvie Kaufhold

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on 27 novembre 2015

Amour et papillons tome 1Je viens de terminer la lecture d’Amour et papillons, tome 1 Seconde B de Sylvie Kaufhold paru aux éditions du 38. La narratrice Camille a 15 ans. Elle est en seconde dans un lycée de Toulouse. Elle a trois copines : Oumy, une jeune sénégalaise, Manon, une jolie blonde et Pauline, une pro du Kickboxing. Alors que Pauline sort avec Simon, Camille, elle, voudrait bien séduire le beau Julien, élève de première S. Pour qu’il s’intéresse enfin à elle, Camille élabore un plan : elle s’invente un copain et demande à son meilleur ami, Ludovic de tenir le rôle. Mais tout ne se passe pas exactement comme prévu et Julien finit dans les bras de la peste de service.

Mon avis ? Voilà un bon roman pour les pré-adolescentes. Il est question en effet dans Amour et papillons de garçons, de premier amour, de premier chagrin, d’amitié, d’homosexualité aussi (c’est assez rare dans les romans pour adolescents pour qu’on le souligne).
J’ai bien aimé même si je ne suis plus depuis longtemps la cible de ce roman :) J’ai trouvé l’ensemble bien senti. Les personnages sont dépeints avec beaucoup de justesse et ancrés dans notre époque. Il y a d’abord Camille bien sur. C’est l’héroïne du roman mais aussi la narratrice. Elle a 15 ans, elle est en seconde. Elle vit seule avec son père depuis le décès de sa mère quand elle avait 2 ans. Sa vie, c’est ses trois copines, Manon, Pauline et Oumy, son meilleur ami, Ludovic et sa grand-mère, Jane Dehaussy. Camille, en ce début d’année scolaire découvre les premiers émois amoureux. J’ai bien accroché avec ce personnage. Je l’ai trouvé attachante, drôle et sensible. Elle est mature mais pas trop. C’est une gamine de 15 ans quoi :)
Après il y a Tidiane, le grand frère protecteur d’Oumy, la petite sénégalaise. Je l’ai trouvé d’abord assez antipathique puis à mesure de ses discussions avec Camille, j’ai trouvé qu’il s’adoucissait.J’ai trouvé intéressant d’introduire dans l’histoire un garçon qui endosse le rôle du père et surveille sa sœur à l’extrême. C’est particulièrement bien senti je trouve.
Ensuite on a Manon, la jolie blonde, bonne élève, déléguée de classe qui doute de ses orientations sexuelles. Là l’auteur évoque les doutes de Manon avec pudeur. C’est tout en retenue.
Après les autres personnages sont plus caricaturaux : Pauline est un vrai garçon manqué qui pratique le kickboxing; Inès est la peste de service.
Pour le reste, l’intrigue n’a rien de particulièrement originale mais malgré tout ça fonctionne. Moi j’ai aimé et je pense que je ne serais pas la seule :) Vivement la suite :)

La quatrième de couverture : Camille, quinze ans, est en seconde à Toulouse. Son quotidien s’organise autour de sa bande de copines, du lycée et de sa famille. Ce n’est pas toujours simple avec un père souvent absent et une grand-mère trop curieuse mais Camille maitrise son petit monde. Enfin, jusqu’au jour où elle tombe amoureuse du beau Julien, s’empêtre dans ses mensonges et découvre l’existence de drôles de papillons. La vie n’était déjà pas simple au collège, mais cette année c’est pire !
Amour et Papillons est une histoire adolescente entre rires, larmes et frissons, bien ancrée dans son époque.

Prochaine lecture : Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur d Harper Lee

Chroniques de la mort blanche, tome 1 : Avant les ténèbres de Nicolas Cluzeau

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on 26 novembre 2015

chroniques de la maort blanches t1 avant les tenebresJe viens de terminer le tome 1 des Chroniques de la mort blanche de Nicolas Cluzeau. Nous sommes sur l’ile d’Orlandie. Là vivent des hommes, des mages, des trolls, des hommes-animaux, des créatures maléfiques. Tout ce petit monde vit plus ou moins en harmonie jusqu’au jour où une étrange maladie commence à décimer les mages de l’île. Arline et Sean, deux apprentis mages sont envoyés par leur maitre chez l’archimage Faer pour tenter de trouver un remède à ce mal. Pour les guider jusqu’à la tour d’émeraude où vit Faer, les deux jeunes gens engagent Lorcan, un aventurier des marches du Sud. En chemin ils sauvent la vie de Parshah, une femme-féline qui enquête aussi sur le mystérieux mal. Pendant ce temps, Endrew, seigneur d’une des marches de l’île se fait élire haut-roi grâce à l’épée de son ancêtre. Assoiffé de pouvoir, il part en guerre contre les seigneurs qui refusent de se soumettre à son autorité.

Mon avis ? J’ai beaucoup aimé ce tome 1 des Chroniques de la mort blanche. Moi qui ne suis pas forcément une grande lectrice de Fantasy, j’ai été happée par l’histoire. Plus ça allait, plus j’avais envie de savoir ce qui allait arriver. Pourquoi ? Déjà parce que l’auteur réussit le tour de force de décrire un monde fantastique très riche avec beaucoup de réalisme. L’écriture de Nicolas Cluzeau est très visuelle. J’ai ainsi réussi à me figurer facilement l’Orlandie et ses habitants. Jamais aussi je ne me suis sentie perdue dans l’évocation de ce monde et de ceux qui le peuplent. J’ai rapidement mémorisé qui était qui. Rapidement j’ai éprouvé de la sympathie pour certains, de l’aversion pour d’autres. J’ai aussi adhéré je pense, parce que j’ai vu dans ce roman des réminiscences de plusieurs autres romans. J’y ai trouvé des réminiscences des romans du Moyen-Age notamment. L’épée DerAgliath m’a étrangement rappelé Excalibur, l’épée du roi Arthur. Comme Excalibur, DerAgliath ne peut être tirée que par un descendant du roi défunt. Comme Excalibur, elle sert à légitimer le nouveau haut-roi dans sa prise de pouvoir. La petite désolation m’a rappelé un peu la plaine du Mordor dans Le seigneur des anneaux. Attention, Nicolas Cluzeau ne pastiche pas ces romans. Son monde est riche et complexe. Il est aussi original. J’ai trouvé original notamment cette idée des flux de magie présent dans la nature. J’ai trouvé aussi original le fait que les mages  écrivent des équations qui donneront naissance à leur sort. Ça franchement c’est bien trouvé!

En bref ce premier tome (la saga en compte quatre si je ne m’abuses) est très prometteur et laisse augurer le meilleur pour la suite. Moi en tout cas, j’ai très envie de lire le deuxième tome de ces Chroniques de la Mort Blanche :)

La quatrième de couverture : Un étrange épidémie ravage les Franges féeriques d’Orlandie, décimant les druides et magiciens, garants de la liberté de l’île. Profitant de la vacance du pouvoir, Endrew, fils d’un seigneur maudit, se proclame Haut roi. Les Marches méridionales refusent son autorité. Toute la région est alors entraînée dans une sanglante guerre civile.
Arline et Sean, deux jeunes sorciers secondés par un puissant troll, tentent de trouver le remède qu mal qui anéantit leurs congénères. Guidés par Lorcan, limier des Marches du Sud, ils vont atteindre la Tour d’Émeraude.
L’antique citadelle voilée de mystère pourrait bien détenir les réponses qu’ils cherchent désespérément. A condition d’en décrypter au plus vite les arcanes. Car, dans ces ténèbres qui souillent la magie et rongent le cœur des êtres, l’espoir se meurt peu à peu.

Prochaine lecture : Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur de Harper Lee.

Taj Mahal

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on 20 novembre 2015

Je suis allée voir il y a une dizaine de jours en avant première le second film de Nicolas Saada, Taj Mahal.

taj mahal affiche

Ce film, basé sur une histoire vraie, retrace l’attentat de l’hôtel du même nom à Mumbai en 2008. Nous sommes à quelques jours de ces tragiques évènements. Louise (Stacy Martin), une jeune française est venue en Inde avec ses parents un couple d’expatriés. Le temps de trouver une maison, ils sont logés dans une suite de l’hôtel Taj Mahal. Un soir, alors que ses parents sont sortis, Louise restée seule à l’hôtel entend des bruits. Elle réalise très vite que des terroristes ont fait irruption dans l’hôtel et tirent sur tout le monde. Elle joint par téléphone son père (Louis-Do de Lencquesaing) qui lui conseille de rester cachée tandis qu’il va tout faire pour la rejoindre.Terrorisée, la jeune fille se réfugie dans la salle de bain de sa chambre avec son portable, seul lien avec le monde extérieur.

taj mahal le film

Mon avis ? Aujourd’hui ce film a une drôle de résonance avec les récents évènements de Paris. En tout cas, quand je l’ai vu, j’avais aimé. J’avais aimé le parti pris qui a été pris de filmer les évènements de l’hôtel du point de vue de Louise et de ses parents. De l’attaque à proprement parlé, on ne voit et on n’entend que ce que Louise en perçoit depuis sa chambre au dernier étage.On entend les tirs sans quasiment jamais voir les assaillants. Même quand les terroristes tentent de forcer sa porte, on ne voit rien. Tout se passe dans la chambre où Louise s’est barricadée sur les conseils de son père. Du coup, quand la jeune fille sursaute, on sursaute avec elle. Avec ce procédé, la tension dramatique est vraiment à son comble.

taj mahal le film

Mon seul bémol est la longue mise en place.  Le réalisateur a pris son temps pour poser le décor. Il nous promène un long moment dans les rues de Bombay avec Louise et sa mère. Ça, je trouve que c’est dommage.

taj mahal le film

En bref, Taj Mahal n’est pas vraiment une reconstitution des évènements de Bombay en 2008. C’est bien plus que ça. C’est un film sur la peur et la difficile reconstruction des victimes.

Si ça vous tente, le film sort le 2 décembre au cinéma.

La femme comète d’Alexandre Feraga

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on 19 novembre 2015

la femme cometeJe viens de finir la lecture du second roman d’Alexandre Feraga intitulé La femme comète. La femme comète, c’est l’histoire de plusieurs destins. Il y a d’abord Andréas, un jeune activiste grec qui décide de tuer un milliardaire grec corrompu. Il y a aussi Rosa, une jeune femme dont la mère s’est suicidée et qui n’arrive pas à surmonter sa peine. Pour compenser, Rosa, enfermée dans son studio, mange, bois et fume au grand dam de sa jumelle Laura qui va tenter par tout les moyens de la faire renouer avec son père. Il y a justement ce père, Georges Agaref, musicien de génie. Petit à petit il s’est éloigné de sa femme et de ses filles sans jamais pourtant cesser de les aimer et aujourd’hui il cherche comment leur dire. Et puis il y a Édouard. Édouard vit chez ses parents à qui il n’a pas osé dire qu’il avait raté son diplôme et qu’il ne réussissait pas à trouver du travail. Édouard écrit des poèmes mais surtout il projette de tuer un homme et de se tuer. A moins qu’il ne rencontre une femme, une femme comète qui lui ouvre les yeux. Tous ses personnages n’ont apparemment rien en commun et pourtant leur chemin va se croiser…

Mon avis ? J’ai beaucoup aimé ce roman!! C’est écrit avec beaucoup de délicatesse, de sensibilité et pourtant ça aborde des thèmes souvent durs. Il est question de corruption, de pauvreté, de la volonté de garder sa dignité malgré tout, du deuil et de la difficulté à reprendre pied, de lâcheté, de la place de l’argent dans notre société. Oui La femme comète est un roman sombre, très sombre même. C’est un roman très actuel aussi. Et pourtant il est aussi plein d’espérance et de promesses. Il est plein de poésie aussi. C’est beau, c’est fort, c’est bien écrit. Les personnages sont tous attachants. Malgré tout, je crois que de tous j’ai préféré Édouard :)

Bref La femme comète est une jolie découverte pour moi. Celui-là, je vous en recommande la lecture, ça vaut le coup vraiment!

La quatrième de couverture : Aéroport d’Athènes. Suite à son extradition, un homme d’affaires qui a siphonné les milliards du plan de sauvetage européen doit être jugé pour blanchiment et fraude envers l’État. Andréas, un jeune activiste l’abat de trois balles dans la tête.
Paris. Édouard, jeune diplômé sans emploi qui écrit des poèmes désespérés rejoint chaque soir le pavillon de banlieue décrépi de ses parents qu’il méprise. Son père, agent ERDF, et sa mère, à l’agence Pôle Emploi, côtoient la détresse sociale au quotidien. Justine, leur fille, a coupé tout lien et milite « hors du système ». Épuisé par son errance personnelle et la dislocation de leur noyau familial, Édouard, un matin, part aussi, une bombe et ses carnets de poèmes dans son sac à dos.
Nantes. Suite au suicide de sa mère, Rosa perd pied, passe ses journées à boire et se gaver devant des séries policières.Sa jumelle, sportive qui lâche aussi peu que Rosa se laisse couler, la convainc de l’accompagner à Paris où elle va courir un marathon – subterfuge : elle veut sauver sa sœur de sa dépression et provoquer les retrouvailles avec leur père, célèbre pianiste, inaccessible et éternel absent.
Rien ne semble relier ces personnages, et pourtant…
Dans ce scénario où bat la violence du monde, la poésie ouvre les derniers espaces d’espoir et les pages d’une grande histoire d’amour.

Prochaine lecture : Les chroniques de la mort blanche t.1