Face à la mer de Françoise Bourdin

Posted in Lecture
on 15 septembre 2016

face-a-la-mer

J’ai eu la chance de recevoir en avant première le nouveau roman de Francoise Bourdin, Face a la mer. J’étais ravie vu que j’aime bien l’auteur.

Cette fois nous voilà parti au Havre ou Matthieu tient une prospère librairie. Il est divorcé mais vit une histoire d’amour avec Tess une autre commerçante du quartier. Mais voila depuis quelques semaines, Matthieu se terre chez lui victime d’un burn out. Sa fille, Angélique tente tant bien que mal de maintenir la librairie à flot et de rassurer les employés. Tess, quant à elle reste à distance laissant à Matthieu le temps de se remettre. Elle réussit toutefois à le convaincre de voir un psy de ses amis pour tenter de sortir du marasme. Mais alors que Matthieu se renferme un peu plus sur lui-même et que son affaire courre à la faillite, des cousins éloignés de son ami César a qui il a rachète sa maison débarquent et le menacent pour tenter de récupérer une partie de ce qu’ils pensent leur être du. Et si cette agression était pour Matthieu la voie du salut ?

Mon avis ? J’ai bien aimé ce nouveau roman de Françoise Bourdin à paraître le 15 septembre (donc aujourd’hui). Je l’ai trouvé plus abouti que le dernier que j’avais lu. On retrouve quelques ingrédients des romans qui ont fait son succès : un passé douloureux (Matthieu est un enfant non désiré. Il a été rejeté par sa mère qui voulait une fille a tout pris après avoir eu trois garçons), une ville de province (ici Le Havre). Cette fois, l’auteur explore le thème de la dépression et le relie au douloureux secret de famille qui tient habituellement le centre de ses intrigues. J’ai trouvé cela pas mal. Le seul point peut être un peu rapide est la soudaine guérison de Matthieu. J’ai trouvé ça un peu rapide, un peu trop soudain. D’ailleurs l’auteur a dû en avoir conscience puisqu’elle met dans la bouche du personnage qu’il craint une rechute.

Dans l’ensemble, c’est malgré tout un bon opus. Si vous êtes amateur du genre, ne boudez pas votre plaisir :)

La quatrième de couverture : Mathieu tient une librairie indépendante au Havre depuis plus de vingt ans. Il a consacré sa vie à son entreprise, ce qui lui a valu un divorce et l’a empêché de voir grandir sa fille, Angélique. Passionné par son métier, entouré de collaborateurs qui l’admirent, il réussit pleinement. Mais le succès a un prix, et un jour, c’est le burn-out. Impossible pour Mathieu de pousser la porte de sa librairie.
Déprimé, apathique, il décide de tout plaquer et de se réfugier à Sainte-Adresse, dans la maison de son vieil ami César qui vient de mourir. Alors qu’il n’aspire qu’à la solitude, ses proches s’invitent les uns après les autres. Tess, sa compagne amoureuse mais impuissante à l’aider, son ex-femme, ses quatre frères, qui ne comprennent pas les raisons d’une telle crise. Seule Angélique prend la mesure de la situation et, malgré sa jeunesse, décide de veiller sur la librairie et de motiver chaque jour les employés, quitte à négliger ses études.
Tandis que Mathieu tente de trouver dans son passé l’origine du mal qui l’anéantit, la détermination sans faille d’Angélique pourrait bien l’aider à se reconstruire et à envisager une nouvelle façon d’exercer son métier. Surtout si des dangers surgissent…

Prochaine lecture : Une lame de lumière de Andrea Camilleri.

Mon vanity pour 10 jours à New York

Posted in Beauté
on 13 septembre 2016

Cette année, j’ai la chance de pouvoir repartir 10 jours à New York (d’ailleurs quand vous lirez ces lignes, j’arpenterais les rues de Manhattan). Au programme visites et shopping bien sur. Même si beaucoup de marques américaines sont arrivées dans nos Séphora cette année, il reste quand même pas mal de choses sur lesquelles craquer outre-atlantique. J’ai donc fait ma valise et ma trousse de toilette en conséquence.

Voyons voir ce que j’ai glissé dans mon vanity cette fois ?

  • Savon A-derma. Je le dis à chaque fois mais ce format est idéal pour les voyages. Pas de risque que cela se renverse dans la trousse.

vanity-new-york-2016-2

  • deux gels douche Lush : Rose Jam et So White. Je les embarque et j’espère bien ne pas les ramener ceux-la surtout s’ils sont comme celui de l’année dernière!
  • Wrap exfolys Qiriness. C’est le seul gommage en petit format que j’ai trouvé. Ça va être l’occasion de tester.
  • deux masques en tissu Sephora. L’un hydratant relaxant au lotus et le second tonifiant revitalisant au Ginseng. J’en prends deux même si je ne passe qu’un seul dimanche sur place. J’aurais le choix. A moins que je ne change un peu mon rythme et que j’en fasse deux.

vanity-new-york-2016-4

  • Un mini tonique Marrionnaud. J’en emmène qu’un vu que l’année dernière j’en avais pris deux mais n’en ai pas eu besoin d’autant au final. En plus cette année, je reste un peu moins longtemps.
  • Gommage Corps fondant de Nuxe.
  • une crème pour les mains au karité L’occitane.

vanity-new-york-2016-3

  • deux plaquettes de Ioma Tabs. Vous commencez à avoir l’habitude c’est toujours ça que j’emmène comme crème de jour et de nuit quand je voyage. C’est pratique, ça prend pas de place et ça évite de se trimballer son gros pot de crème.
  • gel nettoyant au pamplemousse de The Body Shop. C’est très pratique quand on ne peut pas se laver les mains.
  • un baume à lèvres The Body Shop.
  • deux shampooing Lumicia de René Furterer que j’avais eu avec un magazine.

vanity-new-york-2016-1

  • Shampooing revitalisant Anti-age Yves Rocher au cas ou je n’aurais pas assez des deux précédents.
  • Masque pieds Sephora. J’en aurais bien besoin après avoir marché des heures et des heures dans Manhattan.
  • Un déodorant
  • Coton Demak’ up

J’ai cette fois volontairement omis de prendre le moindre maquillage. De un, en vacances je ne me maquille quasi pas. De deux, l’année dernière j’ai utilisé les produits que j’avais acheté sur place. Ça ne sert donc à rien de se charger surtout que je vais avoir besoin de place pour ramener quelques trucs.

Aussi noir que ton mensonge de Antti Tuomainen

Posted in Lecture
on 7 septembre 2016

aussi_noir_que_ton_mensonge

J’ai pu lire en avant-première Aussi noir que ton mensonge de Antti Tuomainen à paraitre demain aux éditions Fleuve noir. Il faut que je vous raconte : l’histoire se déroule en Finlande. Le journaliste Janne Vuori vient de recevoir un email anonyme le lançant dans une enquête sur une mine de nickel située dans le nord du pays. Janne se rend sur place pour commencer à enquêter et écrire un article. Refoulé du site, il rentre à Helsinski où il tente d’entrer en contact avec les dirigeant de la société. Petit à petit, il découvre que la mine est entourée de morts suspectes que ce soit celle d’un journaliste trop curieux ou même de membres du comité directeur de la mine. Menacé ainsi que sa famille, Janne hésite à poursuivre son enquête. Mais la curiosité est plus forte et Janne continue envers et contre tout.

Mon avis ? Je dois dire que ce roman n’est pas banal je trouve! Aussi noir que ton mensonge est déjà assez original dans sa construction. Il alterne en effet les chapitres à la première personne et ceux à la troisième. Le journaliste, Jane Vuori raconte son histoire dans les premiers tandis que dans les second, on suit un homme mystérieux qui semble être un tueur. Je dois dire que cela fait assez bizarre au début! J’ai bien apprécié le fait que même quand après plusieurs chapitres, l’inconnu est identifié et se révèle être le père de Janne parti 20 ans plus tôt sans laisser d’adresse, l’alternance Je/Il continue.

Après ce n’est pas la seule chose originale dans ce roman! Il y a le thème. Il est question d’environnement, de pollution et de scandale écologique pour faire court. Janne enquête en effet sur les pratiques des dirigeants d’une mine de nickel pour préserver sa rentabilité.

Après que ce soit un journaliste qui mene l’enquête, c’est pas si originale que ça. il y en a d’autres dans la littérature policière. ce qui est plutôt original : c’est que le journaliste en question ne s’intéresse peu ou prou aux morts qui entourent la mine. Il s’intéresse uniquement aux questions environnementales. Pourtant il découvre rapidement que le comité directeur est décimé petit à petit : l’un est étranglé pendant qu’il fait son jogging; un second est « suicidé » du vingt-cinquième étage de son immeuble; un troisième est retrouvé pendu dans son garage, … Même quand il finit par découvrir le commanditaire de tout ça, j’ai pas eu l’impression qu’il y avait eu vraiment des indices pour nous mettre sur la piste, nous pauvres lecteurs. Ce roman se lit d’avantage comme une enquête journalistique que comme une enquête policière à proprement parlé.

Bref aussi surprenant qu’il puisse l’être, Aussi noir que ton mensonge de Antti Tuomainen est un bon thriller. Oui j’ai bien aimé :)

La quatrième de couverture : Journaliste d’investigation pour « Le Quotidien de Helsinki », Janne Vuori est informé par un coup de téléphone anonyme de l’existence d’activités illégales menées dans une mine de nickel, au nord de la Finlande. Malgré les protestations de sa femme, qui lui reproche ses fréquentes absences, il se rend sur place, mais toutes ses tentatives pour entrer en contact avec les propriétaires de la mine échouent. Lorsqu’il finit par convaincre un membre du comité exécutif de le rencontrer officieusement, il découvre que des dissensions ont éclaté au sein de la direction, à la suite d’activités douteuses mettant en péril l’environnement. Un personnage avec lequel il avait rompu tout lien refait alors surface : son père. Disparu vingt ans auparavant, ce dernier souhaite renouer avec ce fils qu’il a abandonné. Bouleversé, Janne tente de reprendre le contrôle de son enquête et de sa vie. Mais plus il avance dans ses investigations, plus il trouve sur son chemin disparitions inexpliquées, « accidents » mortels et menaces…

Prochaine lecture : Face à la mer de Françoise Bourdin

Frantz

Posted in Ciné, cinéma
on 5 septembre 2016

La semaine dernière j’ai pu voir en avant-première le nouveau film de François Ozon, Frantz qui sort le 7 septembre prochain en salles.

frantz_affiche

Synopsis : Au lendemain de la guerre 14-18, dans une petite ville allemande, Anna (Paula Beer) se rend tous les jours sur la tombe de son fiancé, Frantz, mort sur le front en France. Mais ce jour-là, un jeune Français, Adrien (Pierre Niney), est venu se recueillir sur la tombe de son ami allemand. Cette présence à la suite de la défaite allemande va provoquer des réactions passionnelles dans la ville.

frantz

Franchement je ne sais pas trop ce que j’en pense. Je n’ai pas particulièrement accroché au début et puis je sais pas, j’ai été sensible à l’émotion d’Anna dans la seconde partie du film et j’ai finalement adhéré. Oui je suis paradoxale. Un peu comme le film. Y a du bon, y a du moins bon.

frantz

Comment vous expliquez ça ? J’ai aimé le fait que cela soit filmé en noir et blanc et que pendant quelques scènes, comme si la vie revenait, les images se colorent. François Ozon reconnait lui-même qu’au départ il comptait tourné en couleur. Et puis après des repérages en Allemagne de l’Est, le choix du noir et blanc s’est imposé. Ca va en surprendre plus d’un je pense. Pour ma part, J’ai trouvé ça bien senti même si c’est un peu convenu.

frantz

J’ai aimé le fait que le film se déroule en  miroir : Adrien se rend en Allemagne dans la première partie du film puis c’est au tour d’Anna de se rendre en France dans la seconde. Il y a deux scènes qui se font écho et qui vont dans se sens du miroir : celle où les amis du père de Frantz (Ernst Stötzner) chantent l’hymne national allemand et celle ou Anna déjeune dans un café français et où quand des militaires entrent, les hommes se lèvent et entonnent la Marseillaise.

frantz

J’ai aimé l’ambiguïté qui règne dans la première partie : est-ce qu’Adrien était l’amant de Frantz comme semble le suggérer certaines scènes ? Est-ce que le fond de l’histoire est une histoire d’homosexualité caché sous des devers d’amitié ? Est-ce une simple question d’amitié entre un français et un allemand ? Est-ce Adrien qui au final a tué Frantz ? Est ce que Frantz au contraire s’est sacrifié pour protéger Adrien ? François Ozon s’amuse à nous égarer.

frantz

Après j’ai trouvé ça assez convenu et la fin très prévisible au final même si François Ozon essaie de se débarquer en racontant son histoire du point de vue des allemands.

Bref pour moi Frantz n’est pas un coup de cœur; je ne ne le classerais pas no plus dans les navets. Je reste partager sur ce film (ok je ne suis pas une fan inconditionnelle de François Ozon, ceci explique sans doute cela).