De la terre dans la bouche d’Estelle Tharreau

Posted in Lecture
on 9 avril 2018

Aujourd’hui on parle encore lecture. Je viens en effet de finir le troisième roman d’Estelle Tharreau, De la terre dans la bouche paru aux éditions Taurnada (merci à l’editeur pour l’envoi). Je vous raconte ?

L’histoire débute chez le notaire. Elsa vient en effet d’enterrer Rose, sa grand-mère avec qui elle vivait depuis la mort de sa mère. Elle hérite alors d’une grosse somme d’argent et d’une maison isolée au milieu des bois, La braconne. Contre l’avis de sa tante, elle décide de s’y rendre. La bas, elle fait la connaissance de Fred, le petit-fils de Georges, un ami de sa grand-mère. Elle s’installe dans la maison mais très vite, elle se sent épiée. Puis, elle découvre des photos pliées montrant Rose et des gens du coin. Que cherche t’on à lui dire ? Elsa décide de fouiller le passé suite a faire resurgir de vieilles rancœurs. Aidée de Fred et de Franck, le propriétaire du café du coin, elle commence à interroger les quelques survivants du massacre de La chênaie perpétue par les allemands alors qu’ils battaient en retraite.

Mon avis ? Estelle Tharreau n’est pas une inconnue pour moi puisque j’ai lu il y a quelques années son premier roman, Orages. J’avais déjà été bluffée ne pouvant le lâcher avant d’être arrivée à la dernière page! Et bien ça a été exactement pareil avec De la terre dans la bouche!! Je l’ai d’ailleurs lu très vite pour ne pas dire dévorée. Plus j’avançais, plus je voulais savoir ce qui avait bien pu ce passer et qu’elle avait été le rôle de Rose dans tout ça. Je voulais aussi savoir a qui appartenait les yeux bleus qui épiaient Elsa depuis la foret. Du coup, en un après-midi, c’était plié. Vous noterez au passage que l’auteur sème des détails pour conduire le lecteur sur de fausse piste. Et oui, si je vous dit que le grand-père d’Elsa était en fait un officier allemand, vous en déduisez quoi sur ces yeux ? Ah, ah, je crois que vous partez sur une fausse piste. Mais chut, je ne veux pas vous spoiliez l’histoire. :)

J’ai beaucoup aimé le contexte historique développé dans ce roman. Le fin mot de l’histoire se situe en effet dans les événements tragiques de 1944 et les années qui vont suivre. L’auteur s’est sans aucun doute énormément documente sur cette période et s’en sert avec maestria. J’ai beaucoup aimé les récits de Clothilde et de Thérèse, la prostitué. Ça ne fait pas franchement avancer l’enquête en soi mais c’est pour autant plaqué là de manière artificielle.

Bref c’est encore une fois une belle réussite que ce roman. Si vous ne l’avez pas encore lu, foncez.

La quatrième de couverture : Les vieux de Mont-Éloi savent pourquoi ils s’aiment ou se détestent, même si les autres l’ignorent. La seule histoire à laquelle il faut croire est celle qu’ils ont écrite au musée de la Chênaie.
Elsa refusera cette vérité lorsque sa grand-mère lui léguera une maison perdue dans la forêt, à deux pas d’un village martyr.
Guerre. Occupation. Épuration.
Quarante années ne seront jamais suffisantes pour oublier et chasser les fantômes du passé !

Prochaine lecture : Les casseurs d’os de Sébastien Meier.

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1 Comment

  • Estelle Tharreau

    Un très, très grand merci pour votre confiance et cette belle chronique.

    15 avril 2018 at 18 h 49 min Reply
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