A l’orée du verger de Tracy Chevalier

Posted in Lecture
on 17 mai 2018

Il y a quelques années, j’avais lu et beaucoup apprécié La dernière fugitive de Tracy Chevalier. Aussi quand l’occasion m’a été donné de me plonger dans A l’orée du verger, je n’ai pas hésité!

Dans A l’oree du Verger, Tracy Chevallier raconte la vie d’une famille de colons américains, les Goodenough. Faute de terre à cultiver, la famille Goodenough est partie s’etablir plus à l’ouest dans le Black Swamp. Là pour entrer en possession de terres, il faut planter 50 pommiers. C’est ce que fait James, le père avec une préférence pour les pommes de tables au grand désespoir de Sadie, la mère. Cette dernière a en effet trouvé refuge dans l’alcool. Un beau jour, une terrible dispute survient dans le couple et le mari et la femme s’entretuent laissant cinq enfants orphelins. Robert le plus jeune s’enfuit. Il passera les années qui suivront à sillonner le pays tout en exerçant divers métiers. Tour à tour chercheur d’or, militaire ou encore botaniste. Sa sœur adorée, Martha, elle, trouvera refuge chez les voisins, les Day qui n’ont pas pu avoir d’enfant et ne rêvera que de fuir pour rejoindre Robert.

Mon avis ? J’ai beaucoup aimé ce roman! Encore une fois, j’ai adoré l’ecriture de Tracy Chevallier. J’ai adoré me laisser porter par l’histoire de ces pionniers, par cette histoire de conquête de l’ouest.

Je ne sais ce qui m’a le plus plus de l’histoire ou du style. J’ai en effet retrouvé dans ce roman quelques éléments qui m’avait beaucoup plu dans La dernière fugitive comme l’insertion de lettres. La on trouve les lettres de Robert à sa famille et celle de Martha à son frère.

Apres j’ai adoré la construction assez particulière du roman : Tracy Chevallier a en effet choisi de construire son histoire de façon non linéaire. La première partie est axée sur la famille, la seconde, on suit les aventures de Robert sur près de vingt ans, une troisième ou l’on apprend ce qu’est devenue Martha toutes ses années avant une dernière partie consacrée aux retrouvailles (mais pas que) du frère et de la sœur. J’ai trouvé génial le fait d’inserer au début de la seconde partie les lettres de Robert et au début de la troisième celles de Martha. J’ai trouvé super le fait que les lettres restaient sans réponse. Car ce roman n’est pas écrit d’un seul point de vue. Au départ c’est le point de vue de James et Sadie qui alternent sur des périodes très courtes puis c’est Robert puis Martha avant de revenir à Robert.

Bref, c’est un coup de cœur ;)

La quatrième de couverture : En 1838, dans l’Ohio, les fièvres ne font pas de cadeau. À chaque début d’hiver, James Goodenough creuse de petites tombes en prévision des mauvais jours. Et à chaque fin d’hiver, une nouvelle croix vient orner le bout de verger qui fait péniblement vivre cette famille de cultivateurs de pommes originaires du Connecticut. Mais la fièvre n’est pas le seul fléau qui menace les Goodenough : l’alcool a fait sombrer Sadie, la mère, qui parle à ses enfants disparus quand elle ne tape pas sur ceux qui restent ; les caprices du temps condamnent régulièrement les récoltes de James, et les rumeurs dont bruisse le village de Black Swamp pointent du doigt cette famille d’étrangers. Heureusement, la visite de John Chapman, figure majeure de l’introduction des pommiers dans l’Ohio, la saveur d’une pomme mûre à point et la solidarité qui peut unir deux enfants partageant le même sort éclairent parfois l’existence de Martha et Robert Goodenough. Des années et un drame plus tard, frère et sœur sont séparés. Robert a quitté l’Ohio pour tenter sa chance dans l’Ouest. Il sera garçon de ferme, mineur, orpailleur, puis il renouera avec l’amour des arbres que son père lui a donné en héritage. Au fin fond de la Californie, auprès d’un exportateur anglais fantasque, Robert participe à une activité commerciale qui prendra bientôt son essor : il prélève des pousses de séquoias géants pour les envoyer aux amateurs du Vieux Monde. Auprès de Molly, cuisinière le jour, fille de joie la nuit, il réapprend le langage de la tendresse. De son côté, pendant toutes ces années, Martha n’a eu qu’un rêve : quitter sa prison mentale de Black Swamp et traverser les États-Unis à la recherche de son frère.

Prochaine lecture : Les enfants de Pangee, tome 2 : Défense de Stéphanie Aten

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