Les casseurs d’os de Sébastien Meier

Posted in Lecture
on 23 avril 2018

Je viens de finir Les casseurs d’os de Sébastien Meier. Je vous raconte ?

La Bohème, petit pays indépendant gouverné par une reine s’apprête à vivre une crise politique majeure. Un journaliste, Elias Neumann a mis au jour un scandale politique majeur pour le pays. Les tambours se mettent alors à résonner pour demander le départ du gouvernement. Dans le même temps, on retrouve le corps de Ludivine Berger, une historienne et de son assistant sauvagement assassines dans les bois. La jeune historienne travaillait sur la résurgence du nazisme en Bohème et avait réussi à faire la lumière sur une organisation fasciste agissant dans l’ombre.

Mon avis ? J’ai bien aimé ce roman. J’ai été convaincue par l’utopie que créé Sébastien Meier au point de devoir aller vérifier sur le net ce qu’il en était. Et non la Bohème n’est pas un état! Mais sur le coup, je vous jure que je me suis posée la question :) Après pour ce qui est du revenu universel, je ne me suis pas plus interrogée que ça car je sais que dans certains pays nordiques, ça existe bel et bien. Le scandale des semences, ça m’a rappelé des choses aussi. La légalisation des drogues récréatives, why not. Donc si on y regarde de prêt, l’univers que l’auteur nous propose est plutôt crédible. Oui, oui, je me suis laissée prendre!

Après j’ai bien aimé l’histoire. J’ai aimé le fait qu’il n’y a pas de happy end. On a bon connaître le commanditaire, il ne sera pas inquiété.

J’ai été moins convaincue par les personnages. En fait je n’ai pas été convaincue par les deux flics, Eugène Young et Elodie Fasel. Il n’y a qu’Elias Neumann qui a trouve grâce a mes yeux. Pourquoi ? Parce que finalement c’est bien lui le personnage principal, l’enquêteur0. Les deux autres, je ne suis pas sure d’avoir vraiment saisie ce qu’ils venaient faire la dedans.

Bon, il n’en demeure pas moins que Les casseurs d’os (du nom des rapaces qui ingurgitent les os des cadavres) est à découvrir.

La quatrième de couverture : Alpes bohémiennes. Dans le parc naturel du Diable, où tournoient les charognards, un corps a été retrouvé : la mâchoire et les membres sont brisés, la peau déchiquetée. Ce corps, c’est celui de Ludivine Berger, historienne et tête brûlée, détentrice d’informations cruciales sur son pays.
Élodie Fasel, capitaine de police, est chargée de l’enquête. Cette volcanique mère de famille, ancienne des stups fraîchement débarquée dans le chef-lieu montagneux de Neustadt, partage sa vie avec un ex-flic traumatisé devenu ingénieur du son. Alors qu’il se tient éloigné des questions criminelles, elle va y plonger tête baissée, dans un État où règne d’ordinaire un calme exemplaire.
À plusieurs kilomètres de la scène de crime, dans les eaux du lac Ventôse, la dépouille d’un homme a été repêchée : Javier Martinez, historien lui aussi, collaborateur de Ludivine, tué de deux balles qui ont traversé ses poumons. C’est au peu orthodoxe capitaine Eugène Young qu’on remet les rênes de l’affaire.
Dans le même laps de temps, le journaliste Elias Neuman, créature répondant au pseudonyme de LaGarçonne quand il se produit au cabaret, court honorer un rendez-vous que lui a donné une vieille amie. Il laisse derrière lui l’émission la plus écoutée de Bohème, où il vient de s’exprimer sur le scandale politique dont il est à l’origine. Le point de départ ? Un papier où il dénonce la corruption d’un ministre et qui risquerait bien de provoquer l’effondrement du gouvernement en place. Mais pour les heures et même les jours qui viennent, et tandis que les tambours de la révolte grondent dans les rues de la capitale, Elias va revoir ses priorités. Ludivine Berger ne sera pas au rendez-vous. Que lui voulait-elle, en l’invitant ainsi sous le sceau du secret ?
Comment, au cœur de l’idyllique Bohème, au pays du revenu de base inconditionnel, de l’écologie érigée au plus haut niveau d’intérêt, comment, en cette terre d’accueil où les damnés trouveront toujours refuge, le crime a-t-il pu s’exercer avec tant de violence ? Quelles sombres réalités cache ce territoire où contestation et liberté n’ont pas simplement la saveur des douces utopies ? Quand les tambours cesseront-ils de battre ? Et ce qu’on dit est-il vrai, à savoir que là où les dernières neiges tardent à fondre, les loups sont de retour ?

Prochaine lecture : Le fou qui volait tête en bas.

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