Maman a tort de Michel Bussi

Posted in Lecture
on 3 juin 2015

Au mois de mai dernier, j’ai eu la chance de rencontrer chez Google Michel Bussi à l’occasion de la sortie de son nouveau roman Maman a tort (paru le 7 mai).

michel bussi pour maman a tort

Quelques jours avant, j’avais reçu le livre et avais pu me plonger rapidement dedans. Il faut dire que je l’attendais celui-là! L’histoire démarre sur les chapeaux de roue. Marianne Augresse est à la poursuite de dangereux braqueurs. Ils ont avec eux un petit garçon de trois ans et il faut les retrouver avant qu’ils ne réussissent à quitter le territoire. Tout a commencé quelques jours tôt : Malone, trois ans et demi, en avance pour son âge raconte au psychologue de l’école, Vasile Dragonman que sa mère n’est pas sa mère et que son doudou Gouti l’aide à se souvenir de sa vraie maman. Le psychologue convaincu que l’enfant dit vrai, va demander sur les conseils de sa maitresse l’aide de la commandante de police, Marianne Augresse. D’abord perplexe, Marianne qui enquête sur un braquage commis à Deauville un an plus tôt, finit par mettre quelques hommes sur l’affaire. Petit à petit, il apparait que l’enfant pourrait bien dire la vérité. Mais alors qui est-il ? Où est sa vraie mère ? Comment est-il arrivé là ?

maman a tort michel bussi

Mon avis ? J’ai un problème là. J’adore les romans de Michel Bussi je l’ai déjà dit. Chaque fois, je suis happée par l’histoire et je ne peux pas le lâcher. Et bien là, force est de constater que cela ne fonctionne pas aussi bien. Il m’a fallu bien plus de temps que d’habitude pour ne pas vouloir le lâcher. Bon, c’est un bon polar hein, même si je n’ai pas eu le même enthousiasme que d’habitude! Il y a plein de points positifs à commencer par la construction du roman. Maman a tort est construit cycliquement : il s’ouvre sur la scène finale avant de ramener le lecteur quatre jours en arrière et de suivre cette fois la chronologie des évènements. C’est très cinématographique comme procédé je trouve (d’ailleurs le roman s’adapterait merveilleusement bien au cinéma). C’est aussi très éculé comme technique mais ça marche. Outre cette construction, le roman alterne les points de vue y compris celui de Malone (un peu comme dans Ne lâche pas ma main, souvenez-vous, avec Sofa). C’est top parce que cela permet petit à petit de dévoiler des indices (et parfois d’égarer le lecteur aussi un peu). Mais je vous rassure, je n’avais pas deviné le pourquoi du comment de toute cette histoire. Et oui Michel Bussi réussit encore une fois le pari de tenir son lecteur en haleine jusqu’au bout et de ne rien lâcher avant la toute fin.

Après y a un truc qui m’a fait sourire : c’est les noms des personnages :) Augresse, Pasdeloup, Dragonman, Chevalier. L’auteur s’est clairement amusé. D’ailleurs lors de la rencontre, il nous avouait qu’après avoir fait Crédule Grand-duc, il pouvait tout se permettrait à ce niveau là :) Et puis ça annonce clairement la couleur. On est avec Maman a tort dans le monde de l’enfance, du rêve et des contes. Au détriment de la réalité ? Bien sûr que non :)

En bref, Maman a tort est malgré tout un bon roman et il ne faut pas bouder son plaisir. Tiens, pourquoi ne pas le glisser dans son sac de plage cet été ? C’est quelques heures de plaisir garanties :)

La quatrième de couverture : Quand Malone, du haut de ses trois ans et demi, affirme que sa maman n’est pas sa vraie maman, même si cela semble impossible, Vasile, psychologue scolaire, le croit. Il est le seul… Il doit agir vite. Découvrir la vérité cachée. Trouver de l’aide. Celle de la commandante Marianne Augresse par exemple. Car déjà les souvenirs de Malone s’effacent. Ils ne tiennent plus qu’à un fil, qu’à des bouts de souvenirs, qu’aux conversations qu’il entretient avec Gouti, sa peluche. Le compte à rebours a commencé. Avant que tout bascule. Que l’engrenage se déclenche. Que les masques tombent. Qui est Malone ?

Prochaine lecture : Le collier rouge de Jean-Christophe Ruffin

Truman Capote de Liliane Kerjan

Posted in Lecture
on 1 juin 2015

Avec ma dernière lecture, on change totalement de registre. J’ai en effet lu la biographie de Truman Capote écrite par Liliane Kerjan sortie récemment aux éditions Folio et que j’ai eu la chance de recevoir dans le cadre d’un partenariat sur Livr@ddict. J’en profites d’ailleurs pour remercier l’éditeur et le site :)

9782070461479

Avant cette lecture, Truman Capote, c’était seulement l’auteur de De sang froid et de Prières exaucées. Autant vous dire que j’ignorais tout de ce maitre de la littérature américaine. J’ai appris plein de chose en lisant cette biographie de cet auteur. j’ai appris sur son enfance dans le Sud, sur sa peur de l’abandon qui ne le quittera jamais, sur son homosexualité, son amitié pour Marylin Monroe qu’il emmène danser et qu’il aurait préféré à Audrey Hepburn pour incarner l’héroïne de Petit déjeuner chez Tiffany, sur son désir de réussir à tout prix. J’ai appris sur la genèse de De sang froid, comment Truman Capote était lié aux meurtriers allant jusqu’à assister à leurs exécutions. J’ai découvert comment les prières exaucées avaient signé sa mort sociale et comment ses amis de la haute bourgeoisie lui avaient tourné le dos. Car oui, la biographie que Liliane Kerjan consacre à Truman Capote est sacrément bien documenté. Le texte est en plus ponctué par des nombreux extraits des œuvres de Capote qui viennent illustrer le propos. Ça, c’est plutôt chouette.

Mais voilà, cela ne suffit pas. Je me suis en effet ennuyée à la lecture de cette biographie. Alors certes la biographie n’est pas mon genre de prédilection, mais quand même :) C’est un très beau travail universitaire. C’est carrément le genre de livre que j’aurais pu lire dans le cadre de mes études si j’avais suivi par exemple un séminaire de littérature américaine avec les œuvres de Capote au programme. Mais à l’heure d’aujourd’hui, ce n’est plus ce que je recherche. Là l’ennui m’a gagné très rapidement et j’ai lu certains paragraphes sans vraiment les lire (traduction : c’est entrée par une, c’est sortie par l’autre). Plus d’une fois aussi j’ai perdu le fil.

En bref ce texte ravira sans aucun doute les admirateurs du « Petit T ». Pour ce qui est de celui qui souhaite simplement découvrir la vie et la personnalité de Truman Capote, ce n’est pas vers cette biographie  qu’il faudra se tourner à mon sens. Truman Capote de Liliane Kerjan est à réserver pour moi à un public d’érudits.

La quatrième de couverture : « Le cerveau peut recevoir des conseils, mais pas le cœur, et l’amour, n’ayant pas de géographie, ne connaît pas de frontières. » Truman Garcia Capote, de son vrai nom Truman Streckfus Persons (1924-1984), voulait être danseur de claquettes ou chanteur de night-club… Il devint écrivain, prolixe et déconcertant. Affirmant « je suis un anormal, les gens ne m’aiment pas », il adorait les cocktails et les feux d’artifice sur le Grand Canal à Venise et possédait une garde-robe des plus extravagantes. Il ne cessa d’éblouir, d’intriguer, de surprendre ; certains le comparèrent à Jean Cocteau, d’autres prétendirent qu’il était l’Elvis Presley des lettres américaines. Son œuvre capte l’air du temps, oblige la société contemporaine à se poser des questions. Petit déjeuner chez Tiffany et De sang-froid en sont les deux titres phares. De ce dernier, il écrit : « C’est une réussite parfaite… parce qu’il est sans style. C’est comme un verre d’eau. Mon rêve. Rien entre l’écriture et le lecteur. »

Prochaine lecture : Le collier rouge de Jean-Christophe Rufin.

OPI collection Hawaï : Go with the Lave flow

Posted in Vernis
on 31 mai 2015

Ça fait une éternité que je ne m’étais pas verni les ongles!! A un moment, j’ai cruellement manqué de temps pour le faire alors que j’en avais envie. A un autre, mes ongles n’étaient pas en état. Mais tout ça c’est du passé et j’ai ressorti mes limes, mes bases, mes top-coat et mes petits flacons colorés.

Pour cette reprise de pose de vernis, j’ai choisi de mettre un vernis de la nouvelle collection Hawaï d’OPI, Go with the Lave flow.J’ai eu bon ne pas me vernir les ongles, j’ai quand même trouvé le moyen d’acheter de nouveaux vernis. Hum, hum, no comment.

La collection Hawaï comprend 10 vernis pour tous les gouts. J’ai craqué pour deux d’entre elles : celui-ci et Just Lanai-ing Around, un joli bois de rose (vous le verrez plus tard, promis)

En attendant je vous montre Go with the Lave flow sous toutes les coutures :)

OPI Go with the Lave flow (3)

Attention, avec celui-là c’est deux couches impératives sinon il manquera cruellement d’opacité. Et puis il vaut mieux ne pas faire comme moi et le poser en lumière naturelle. Ça vous évitera de vous rendre compte le lendemain matin qu’il y a des trous disgracieux dans votre manucure. Sans compter les traces d’oreiller :)

OPI Go with the Lave flow (2)

Et puis sinon, j’adore cette couleur entre le corail et le rouille.

OPI Go with the Lave flow (1)

Et vous, vous avez craqué sur un ou plusieurs vernis de cette collection ? Allez dites-moi tout :)

Black cocaïne de Laurent Guillaume

Posted in Lecture
on 27 mai 2015

black cocaineJ’ai fini il y a quelques temps déjà Black cocaïne de Laurent Guillaume. Je vous plante le décor : Bamako, Mali. Une jeune française est arrêtée pour trafic de drogue. Sa sœur, Faten Tebessi avocate en France, vient au Mali pour tenter de la sortir de là. Elle engage Souleymane Camara, dit Solo, un privé franco-malien pour qu’il soudoie le juge. Dans un pays, où la corruption est reine, la jeune femme sort rapidement de prison. Très vite cependant elle est  retrouvée sauvagement assassinée. Faten veut se venger. Pour cela, elle engage Solo pour retrouver les assassins et les tuer. D’abord réticent, Solo finit par accepter et se met à traquer les trafiquants. Il finit par les retrouver et commence à faire le ménage à sa manière.

Mon avis ? Excellent!! Black cocaïne est un très bon roman noir. Personnellement j’ai adoré. Quoi ? Tout j’ai envie de dire! Première chose, l’écriture de Laurent Guillaume  est agréable. Ça se lit super vite et personnellement je n’ai pas vu le temps passé. Après, j’ai aimé aussi que l’intrigue se déroule au Mali. C’est pas courant ça. Je serais bien en peine d’ailleurs de citer un autre roman noir se déroulant dans ce pays ou plus généralement en Afrique (si vous en connaissez un, n’hésitez pas à me l’indiquer je suis curieuse).

Enfin, j’ai bien aimé que le roman soit écrit à la première personne et que Solo raconte lui-même son histoire. J’ai aimé les flashs qui ponctuent la narration et qui petit à petit lèvent le voile sur le passé de de notre détective. On comprend ainsi le drame qu’il a vécu et qui l’a fait basculé de l’autre côté de la barrière et l’a obligé à fuir la France et la justice française pour se réfugier au mali. Avec Black cocaïne, le décor est planté. Solo pourra devenir un personnage récurrent de l’auteur. Et j’espère bien que ce sera le cas :) En effet malgré son côté sombre, le privé est attachant. Je n’ai pas pu le détester et pourtant Dieu sait qu’il est détestable! Il est violent, très violent et ça même avec les femmes! Mais il a du cœur. C’est un ami fidèle sur qui on peut compter aussi. Bref, y a pas moyen de le détester ce gars-là, croyez-moi :)

En résumé, j’ai adoré Black cocaïne, ça c’est dit.  Je vous recommande de vous y plonger, c’est que du plaisir.

La quatrième de couverture : Viré des stups en France, Solo vivote comme détective à Bamako, capitale du Mali, en noyant ses souvenirs dans l’alcool. Une jeune touriste qu’il avait aidée à faire sortir de la prison où elle croupissait pour trafic de cocaïne, est retrouvée égorgée. Solo veut comprendre pourquoi, comme il veut comprendre pourquoi quelqu’un s’attaque à ses proches. Tandis que les cadavres se multiplient, il se lance à la poursuite des assassins à travers ce pays de chaleur, de poussière et de violence…

Prochaine lecture : Maman a tort de Michel Bussi