Mon ennemi Arnie de Jérémy Behm

15
Mai

0

Dans le cadre d’un partenariat sur Livr@ddict, J’ai reçu (et pu lire) en avant première Mon ennemi Arnie de Jeremy Behm paru aux éditions Syros (merci à l’éditeur pour cet envoi) le 11 mai dernier.

L’histoire ? Fox et Cliff étaient les meilleurs amis du monde mais ce qu’ils ont vécu un an et demi plus tôt les a éloigné. Leurs petites amies respectives tentent de les rapprocher en invitant à la fête d’anniversaire d’Erin, Arnie Spencer. Ce dernier apparaît comme un héros en ville après avoir tuer un serial killer qui n’était autre que son propre père. Du moins c’est ce que tout le monde croit à Ithaca. Mais la réalité est bien autre! Fox et Cliff, eux, le savent bien : Arnie est un dangereux psychopathe. Aussi quand des morts inexpliquées commencent à fleurir dans la petite ville tranquille d’Ithaca, les deux amis comprennent très vite que le « Chat de Schrödinger » comme Arnie se plait à se faire appeler est derrière tout ça et ils sont bien décidés à l’arrêter une bonne fois pour toute!

Mon avis ? J’ai bien aimé ce polar jeunesse! Et pourtant j’ai eu un peu peur au départ. Il faut en effet savoir que ce roman est le deuxième tome d’un diptyque (le premier volet s’intitule Mon ami Arnie). Mais pas de panique, si comme moi vous ne l’avez pas lu, le deuxième tome peut se lire de façon parfaitement indépendante. Il est bien fait très largement allusion au tome un et à l’intrusion des héros dans la villa Spencer mais tout est suffisamment explicite la pour que le lecteur ne soit pas perdu. Bon et puis soyons honnête, le tome 1 avait pas une très bonne note!

Au final, j’ai été conquise. J’ai aimé le mode de narration : un chapitre = un protagoniste. Le récit avance ainsi en passant d’un personnage à l’autre. C’est un bon compromis, je trouve entre un narrateur omniscient (celui qui sait tout, voit tout) et un narrateur interne (un personnage raconte son histoire, livre ses sentiments). Alors certes c’est pas le premier à employer cette technique (j’ai lu un autre roman il y a peu bâti sur le même principe) mais ça marche. Le récit est fluide et se lit bien.

j’ai bien aimé aussi les personnages car se sont des ados comme tous les ados du monde. Ce ne sont pas des super héros. Juste des jeunes avec des préoccupations de jeunes. Jeremy  Behm réussit a leur donné en un peu moins de 300 pages une consistance. Erin, par exemple, est une jeune youtubeuse au look gothique. Cliff est le quaterback le plus populaire du lycée. j’ai aimé aussi le récit que fait Virgil de la mort de sa mère et qui explique les raisons pour lesquelles il a basculé du côté obscur. C’est assez dur mais ça reste sacrément réaliste!

Bref Mon ennemi Arnie de Jeremy Behm (tiens au fait c’est le petit fils de l’écrivain Marc Behm) est une sacré bonne surprise. Je vous le recommande!

La quatrième de couverture : Arnie Spencer est un adolescent extraordinaire, un héros. Personne, à Ithaca, n’est près d’oublier cette nuit d’été durant laquelle il est venu à bout d’un serial killer qui terrorisait la petite ville depuis des mois. Seulement, tout le monde n’est pas dupe. Deux de ses camarades de lycée étaient avec Arnie la fameuse nuit. Fox et Cliff savent qu’il n’est pas le sauveur au destin tragique, mais plutôt un psychopathe en puissance, celui qui se fait appeler le «Chat de Schrödinger». Encore faut-il qu’on les croie !

Prochaine lecture : Jugan de Jérôme Leroy

Rendez-vous sur Hellocoton !
by Lilli de... le 15 mai 2017 | Tagué avec: , , , | Quelque chose à ajouter ?

Ice cream et châtiments de Nadine Monfils

2
Mai

0

Ice cream et châtiments de Nadine Monfils

J’ai reçu et lu en avant-première (il sort le 11 mai prochain en librairie) le nouveau roman de Nadine Monfils, Ice cream et chatiments. On y retrouve Elvis Cadillac, le sosie belge du King alors qu’il se rend dans une maison de retraite pour un tour de chant. Je dis ça mais je n’ai lu aucun des autres romans de Nadine Monfils et ne connaissais aucun de ses personnages que ce soit Elvis Cadillac ou Mémé Cornemuse!

Un soir donc, Elvis, sosie du King rentre chez lui au milieu des bois au volant de sa Cadillac avec sa chienne Priscilla quand tout à coup, il heurte un vieillard qui court nu sur la route. Il charge le corps dans sa voiture. Une fois rentré, il le fait disparaitre avec l’aide de la femme qu’il a rencontré la veille. Mais ce qu’Elvis ignore, c’est que le vieux avait échapper à ses ravisseurs, deux petits malfrats de la région. Les deux loubards tentent de récupérer le corps du vieux et tue la fille. Elvis décide de se débarrasser aussi du corps et croise la route de Mémé Cornemuse, une étrange petite vieille complètement loufoque. A mesure que les jours passent, les morts s’accumulent autour d’Elvis.

Mon avis ? Franchement ? J’ai pas aimé. Je n’ai pas aimé les digressions sur l’art brut (ça m’a rappelé les élucubrations de La Famille Fang). Je n’ai pas aimé le personnage de Mémé Cornemuse ni celui d’Elvis Cadillac en fait. Je n’ai pas trouvé ça drôle ni particulièrement bien écrit. J’ai trouvé qu’il y avait trop de choses vu et revu. La femme qui apparait sur la route, qu’Elvis raccompagne mais dont il ne retrouvera jamais la maison quand il voudra la retrouver. C’est vu et revu ce truc. Le duo de malfrats que sont Mickey et Speculoos, ça aussi on en a déjà vu mille comme ça (je veux dire un cerveau et un abruti). Bref rien à faire, je n’ai pas accroché du tout!

La quatrième de couverture : La tournée du sosie du King, Elvis Cadillac, dans une province belge tourne à l’épopée tragicomique ! Elvis est seul sur la route, au volant de sa Cadillac, avec sa chienne Priscilla à ses côtés. Il a décidé de prendre quelques jours de vacances dans le Chimay et doit prochainement se produire devant un parterre de vieux dans la maison de retraite  » Le rossignol guilleret « . Tout va bien… et soudain bang ! Il percute quelque chose ! Il s’arrête et constate qu’il vient de renverser un homme. Face contre terre, le corps ne bouge plus. Elvis le retourne et s’aperçoit avec stupéfaction que c’est une vedette de cinéma très connue. Ni une ni deux, il charge le type dans le coffre de sa voiture. Commence alors pour Elvis une série de folles pérégrinations à travers le Chimay pour, d’abord, se débarrasser de cet encombrant et trop célèbre cadavre, expliquer ensuite à sa conquête de la veille – une touriste belge et majorette en vacances au camping d’à côté, et qui semble vouloir s’incruster chez lui – la présence dudit cadavre dans sa voiture. Et assurer comme un King digne de ce nom à son concert au Rossignol guilleret, face à des retraités farouches qui ne vont pas se laisser séduire comme ça. Heureusement, un ange gardien descendu du ciel (sur un vélo un peu fatigué certes…) va venir lui apporter son aide bienveillante – quoiqu’un peu maladroite. Pas sûr que cela suffise à le tirer d’affaire…

Prochaine lecture : Mon ennemi Arnie de Jérémy Behm

Rendez-vous sur Hellocoton !
by Lilli de... le 2 mai 2017 | Tagué avec: , , | Quelque chose à ajouter ?

Quand la neige danse de Sonja Delzongle

25
Avr

0

Quand la neige danse Sonja DelzongleJe viens de finir de lire Quand la neige danse de Sonja Delzongle.

Cette fois, nous voilà transportés près de Chicago, à Crystal Lake. Quatre petites filles ont disparu. Parmi elles, Lieserl Lasko, la fille de Joe Lasko, père divorcé qui vit seul avec sa fille et sa chienne. Un beau matin, Joe reçoit un étrange paquet contenant une poupée à l’image de sa fille. Incapable d’accéder que sa fille de quatre ans ne revienne jamais, il accepte l’aide de son ami d’enfance, Eva Sportis, devenue détective privée. Celle-ci lui propose de contacter son ancien professeur, Hannah Baxter, une profileuse aux méthodes quelques peu particulières. Grâce à la profileuse et son pendule, ils découvrent les ossements d’une fillette disparue quelques années auparavant. Mais outre les disparitions des fillettes, le chef de la police, Al Stevens doit aussi faire face à des cadavres retrouvés, nu sur le lac gelé de la petite ville.

Mon avis ? C’est le premier roman de Sonja Delzongle que je lis. J’ai bien Dust dans ma PAL mais je n’ai pas encore eu le temps de l’ouvrir. Mais je crois que je vais le faire très vite Smile J’ai en effet beaucoup aimé Quand la neige danse. Bon je prends les choses à l’envers puisque dans Quand la neige danse, il est fait référence à Dust et à l’enquête qu’Hannah Baxter a mené à Nairobi avant de rentrer à New York où elle vit aujourd’hui.

D’ailleurs parlons-en d’Hannah Baxter. Si j’ai été un peu sceptique au début face au personnage d’Hannah Baxter et de ses méthodes (l’utilisation du pendule mais surtout son utilisation à distance), je me suis vite rendue compte que c’était tout à fait explicable. Hannah ne m’a pas paru être une charlatan dans son métier. Au final, j’ai bien aimé ce personnage. Il n’y a peut-etre que les longs passages qui lui sont consacrés alors qu’elle est encore à New York qui ne m’ont pas spécialement passionnés. Par contre, j’ai apprécié le fait que pour un personnage récurrent, elle ne soit pas forcément au centre de l’intrigue. J’ai en effet eu l’impression que le récit se centrait bien plus sur Joe Lasko, le médecin et père de la plus jeune des fillettes enlevées. Ça prend un peu le contre-pied des romans policiers traditionnels où l’on a un personnage récurrent je trouve.

Enfin, j’ai trouvé l’histoire passionnante. L’auteur introduit de nombreuses ramifications, égare son lecteur sur de fausses pistes (j’ai quand même douté du frère de Joe ressurgit inopinément) mais aussi crée des personnages à la psychologie complexe (le chef de la police Al Stevens et ses tocs).

Bref Quand la neige danse de Sonja Delzongle est une vraie réussite.

La quatrième de couverture : 2014. L’hiver est le plus froid que Crystal Lake ait jamais connu. Cette petite ville paisible proche de Chicago semble pétrifiée, mais la neige et le blizzard ne sont pas les seuls coupables. Depuis un mois, quatre fillettes se sont volatilisées. Les habitants sont sous le choc. Ce matin-là, Joe Lasko s’équipe pour une énième battue dans les bois gelés lorsqu’on lui dépose un paquet. Dedans repose une poupée, une magnifique poupée aux cheveux longs et roux, comme sa fille Lieserl disparue. Comble de l’horreur : la poupée est vêtue exactement comme Lieserl le jour où elle s’est volatilisée. Ce matin de février 2014, toutes les familles des fillettes vont recevoir une poupée. C’en est trop pour Joe. Ce jeune divorcé n’a plus que Lieserl dans sa vie. Il décide de mener sa propre enquête, aidé par Eva Sportis, une détective privée dont il était secrètement amoureux des années plus tôt. Eva comprend très vite que l’affaire la dépasse et appelle à l’aide Hanah Baxter, son ancienne prof de fac, la célèbre et charismatique profileuse et son inséparable pendule. Hanah réalise au fil de l’enquête que quelque part, dans Crystal Lake, quelqu’un s’en prend aux enfants depuis très longtemps. Les détient-il prisonniers ? Sont-ils encore en vie ? Un criminel maintes fois condamné semble être le coupable tout indiqué, pourtant Hanah, Eva et Joe sont persuadés que la police se trompe de coupable. Dans un décor impressionnant de froid et de glace, Sonja Delzongle mène de main de maître une histoire trépidante dont les rebondissements et les fausses pistes trouvent leur sens dans le passé et nous mènent inexorablement vers un final terrifiant.

Prochaine lecture : Ice cream et châtiments de Narine Monfils.

Rendez-vous sur Hellocoton !
by Lilli de... le 25 avril 2017 | Tagué avec: , , , | Quelque chose à ajouter ?

Femme sur écoute d’Hervé Jourdain

14
Avr

0

Femme sur écoute d'Hervé JourdainJe viens de finir Femme sur écoute d’Hervé Jourdain.

L’histoire s’ouvre avec les écoutes d’une certaine Manon Legendre, une strip-teaseuse dans une boite sur les Champs-Élysées. Et puis ça s’enchaîne sans qu’on voit le rapport. Il y a l’overdose de la fille d’une candidate à la présidentielle toute proche. Puis la mort d’une journaliste bien informée, l’enlèvement du bébé d’un petit malfrat mais aussi le meurtre de deux voyous. Avec Femme sur écoute, Hervé Jourdain nous entraîne dans l’univers des flics ripoux, des politiciens véreux, des journalistes à la recherche de scoops, des prostitués de luxe et des voyous.

Mon avis ? J’ai beaucoup aimé aussi ce roman!!! Je ne connaissais pas du tout l’auteur dont c’est pourtant le quatrième roman!

Qu’est-ce qui m’a autant plu ? Je dirai le réalisme de ce roman. Il n’y a pas de grosse ficelle comme on peut en voir dans les séries américaines si vous voyez ce que je veux dire (d’ailleurs l’auteur s’en moque doucement dans son roman). Il faut dire qu’Herve Jourdain n’est pas n’importe qui : c’est un ancien flic! Et puis j’ai reconnu des lieux. Les flics de la Crim’, Lola Rivière en tête nous entraînent à leur suite aux quatre coins de l’Ile de France. On navigue entre Paris et la banlieue, d’Argenteuil à Choisy le Roi en passant par Versailles.

J’ai aimé la manière dont le roman était construit. On alterne entre le quotidien de Manon Legendre, la strip-teaseuse et celui de la crim’ emmené par leur nouveau chef Hervé Compostel, un ancien de la brigade financière dont le fils s’est suicidé trois 3 ans plus tôt et qui a eu du mal à s’en remettre. A aucun moment, je n’ai eu envie de retrouver l’un plus que l’autre. En fait, plus j’avançais dans ma lecture et plus j’avais envie de savoir, de comprendre ce qui c’était passé mais aussi de savoir si Manon allait s’en sortir, ce qui allait lui arriver. Du coup, j’ai pris autant de plaisir à retrouver Manon que Lola et Zoé notamment.

Il n’y a que la mise en place de tout ça qui m’a semblé un peu long. Je ne parle pas de la retranscription des écoutes de Manon qui ouvre le roman. Ça, ça m’a plutôt bien plu. Je parle plutôt de la longue description du quotidien de Manon. Il faut attendre un peu avant de voir arriver la première affaire (et encore on voit pas tout de suite le lien). Après ça va s’enchaîner à une vitesse folle et les affaires s’accumuler.

Enfin, j’aurais un bémol : j’aurais aimé avoir quelques détails sur Julie, la jeune sœur de Manon. Finalement que savait-elle vraiment ? Quel a été son rôle dans toute cette affaire ? Il y a un petit flou qui m’a laissé un petit gout d’inachevé.

Bon, il n’en demeure pas moins que Femme sur écoute est un bon polar, voir même un très bon polar. Je vais maintenant me pencher sur les autres romans d’Hervé Jourdain (surtout que certains ont été primé. Le sang de la trahison a par exemple reçu le Prix du quai des orfèvres en 2014).

La quatrième de couverture : Manon est strip-teaseuse et escort girl dans le quartier du Triangle d’or à Paris. Elle vit avec sa soeur, étudiante en philo, et le bébé qu’elle a eu avec Bison, incarcéré en préventive pour un braquage raté. Manon ne mène qu’une bataille, celle de son avenir. Le plan : racheter une boutique sur les Champs-Élysées et par la même occasion, sa respectabilité. Mais ça, c’était avant qu’on pirate sa vie. Pôle judiciaire des Batignolles. Les enquêteurs de la brigade criminelle, tout juste délogés du légendaire 36 quai des Orfèvres pour un nouveau cadre aseptisé, s’escriment à comprendre pourquoi chacune des enquêtes en cours fuite dans la presse. Compostel et Kaminski sont à la tête d’une jeune garde, qu’a récemment rejointe Lola Rivière. Absences répétées, justifications aux motifs évasifs… La réputation de l’experte en cybercriminalité n’est pas brillante. Compostel a malgré tout décidé de lui accorder sa confiance en lui remettant pour dissection l’ordinateur de son fils, suicidé trois ans plus tôt.

Prochaine lecture : Quand la neige danse de Sonja Delzongle.

Rendez-vous sur Hellocoton !
by Lilli de... le 14 avril 2017 | Tagué avec: , , | Quelque chose à ajouter ?