Fragile Murano s’expose au musée Maillol
Depuis le 27 mars dernier, le musée Maillol présente une exposition consacré aux chef d’œuvre du verre de Murano intitulée Fragile – Murano. J’ai eu la chance de visiter cette exposition un soir en petit comité. Je vous raconte ?
L’exposition rassemble plus de 200 pièces allant de la seconde moitié du XVème siècle à nos jours. On peut ainsi admirer un certain nombre d’objets réalisés pour les grandes familles comme les Médicis mais aussi les cours européennes de la Renaissance, des pièces Art déco des années 1920 ou encore des œuvres contemporaines de « Studio Glass », mouvement d’artistes qui ont choisi d’utiliser le verre comme unique moyen d’expression. Enfin toute une section de cette expo est réservée aux artistes internationaux venus à Murano, depuis les années 1950, expérimenter le verre comme matière privilégiée de création, en travaillant avec les plus grands maîtres verriers.
Shitting doves of peace and flying rats, Jan Fabre 2008
Fragile – Murano propose au visiteur un parcours chronologique. On débute ainsi la visite en admirant des pièces magnifiques de la Renaissance. Calice, coupe de mariage, vases mais aussi assiettes et verres s’offrent aux regards du visiteur émerveillé (enfin au mien tout du moins
).
Coupe en lattimo avec joueur de luth et jeune dame Venise 1500 - 1510
Vase Médicis - Pise ou Florence fin du xvie début du xviie siècle
Coupe avec trois dragons et un dauphin Verrerie Fratelli Toso Venise, vers 1900
Verre à couvert avec les armoiries d'Alfonso II duc de Ferrare 1565-1572
Puis à mesure que l’on progresse, on avance dans le temps pour arriver au début du XXème siècle et pousser un cri d’admiration devant un lustre vénitien de toute beauté.
Lustre Rezzonico attribué à Guiseppe Rioda, début du 20ème siècle
J’ai énormément aimé aussi les miroirs qui sont présentés là.
Miroirs Portrait-Stress of Our Society, Orlan 2009
Enfin on termine ce parcours par des œuvres d’artistes contemporains comme Jean Arp, César ou encore Jan Fabre. Là c’est beaucoup plus abstrait et personnellement à de rares exceptions près, ça m’a nettement moins parlé. L’ouvre qui m’a sans doute le plus intriguée dans cette partie de l’exposition, c’est le thermomètre géant où nage un énorme poisson rouge ![]()
Poikilotherme, Shen Yuan 2008
Et celle qui m’a le plus plu, c’est sans aucun doute « Carrona » de Javier Pérez, un ensemble de verre rouge où se sont posés des corbeaux qu’on s’attendraient presque à voir s’envoler.
Bref, le musée Maillol nous offre là encore une superbe exposition même si personnellement j’ai moins été sensible à la partie moderne de l’exposition et que j’aurai aimé plus de pièces de la Renaissance.
C’est où ?
Fragile – Murano
Musée Maillol
59/61 rue de Grenelle
75007 PARIS
Jusqu’au 28 juillet 2013
PIXI, l’univers d’Alexis Poliakoff au Musée Maillol
oct
1
Je suis retournée au Musée Maillol il y a peu. Pourquoi ? Parce que l’exposition Canaletto à Venise est très belle et que j’adore les tableaux qui sont exposés en ce moment. Moi qui ne suis jamais allée à Venise, j’ai eu un peu l’impression de connaitre la cité des doges en sortant. Mais passons car ce n’est pas de Canaletto que je veux vous parler aujourd’hui. Non. Si je suis retournée au Musée Maillol, c’est aussi pour une autre raison et cette autre raison, c’est la petite exposition qui se tient en parallèle de la grande. Le musée propose en effet quand vous avez fini avec Canaletto de découvrir l’univers d‘Alexis Poliakoff et de ses PIXI.
Les PIXI c’est quoi ? Des petites figurines de la tailles de soldats de plomb créées il y a trente ans par Alexis Poliakoff et son beau-père Pierre Guénard. Au début, ces figurines représentaient des scènes de la vie quotidienne du début du XX siècle : défilé militaire, défilé de mode, tournage de cinéma.
Puis petit à petit, grâce à la correspondance qu’entretenait Alexis Poliakoff avec Hergé, le papa de Tintin, les PIXI s’ouvre aux héros de la bande dessinée. Tous les personnages de Tintin sont représentés ben sûr mais pas que. On trouve plein d’autres héros qui ont bercé notre enfance. Moi j’ai reconnu Achille Talon, Bécassine, Obelix, Corto Maltèse, Bambi, Baloo du livre de la jungle…
Bref, je ne les citerai pas tous là parce que ce sont des dizaines et des dizaines de figurines qui sont exposées au Musée Maillol en ce moment
En tout cas, je me suis bien amusée à reconnaitre dans les vitrines ces petits personnages qui ont bercé mon enfance.
L’expo n’est pas très grande, il y a juste une salle, mais le nombre de figurines exposées en impréssionant. Surtout si vous allez au musée Maillol, n’oubliez d’y faire un tour, ça vaut le coup ![]()
C’est où ?
L’univers PIXI
Musée Maillol
59/61 rue de Grenelle
75007 PARIS
Jusqu’au 10 février 2013
Canaletto à Venise au Musée Maillol
sept
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Cet hiver, le peintre vénitien Canaletto est à l’honneur à Paris avec deux expositions, l’une à Jacquemard André, l’autre au musée Maillol. C’est cette dernière que j’ai eu le plaisir de visiter la semaine dernière quelques jours après son ouverture au public.
L’exposition consacrée à Canaletto au musée Maillol présente une cinquantaine d’œuvres reparties sur deux niveaux, dont certaines n’ont jamais été présentées au public car provenant de collections privées. Le but de l’exposition est de nous emmener visiter Venise à travers le regard du peintre et c’est, ma foi, très réussi.
Les tableaux de Canaletto nous offrent de véritables cartes postales de Venise au XVIIIème siècle. Il y a dans ces tableaux une foule de détails qui les rendent extrêmement vivants, extrêmement réalistes. C’est d’ailleurs ce qui caractérise les peintres du vendustisme. Les vendustistes s’attachaient en effet à reproduire de la manière la plus réelle possible ce qu’ils avaient sous les yeux.
Et c’est le cas de Canaletto avec sa chambre optique (que l’on peut voir au milieu de l’expo) grâce à un ingénieux système de lentilles, le peintre n’avait plus qu’à tracer les contours à la manière d’un calque. C’est bluffant.
J’ai adoré m’attarder sur les personnages, les petits détails de ces magnifiques tableaux. Une femme qui ouvre ses volets sur l’un, une chemise blanche qui attire le regard sur l’autre. L’espace d’une soirée, je me suis sentie, n’ayons pas peur des mots, transporté à Venise (qui parait-il n’a pas beaucoup changé depuis l’époque de Canaletto).
En bref, le musée Maillol nous offre là un très beau voyage et je ne saurai trop que vous conseiller d’aller visiter l’exposition Canaletto à Venise le plus vite possible (histoire de pouvoir y retourner plusieurs fois).
C’est où ?
Canaletto à Venise
Musée Maillol
59/61 rue de Grenelle
75007 PARIS
Jusqu’au 10 février 2013
Le crépuscule des Pharaons
juin
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Il y a peu, je suis allée voir l’exposition sur l’Égypte au musée Jacquemart-Andre, Le crépuscule des Pharaons. Cette exposition s’intéresse à une époque peu connue de l’art égyptien, celui des dernières dynasties de Pharaons. A cette époque, l’art égyptien subit de nombreuses influences (grecques, perses, romaines, etc…) en raison des invasions que subit le pays. Mais loin d’être d’un intérêt mineur au niveau artistique, cette période est très riche comme le montre les pièces exposées en ce moment.
L’exposition située au premier étage du musée, s’ouvre avec une salle entierement consacrée à la statuaire. On apprend ici qu’à cette période, l’artiste égyptien opte pour des représentations de plus en plus réalistes. Il représente l’homme dans différentes positions : assis, couché, debout. Il apporte aussi une grand soin aux traits du visage comme on peut le voir ensuite. La tête verte de Berlin avec ses rides d’expression en est un symbole.
L’exposition se poursuit avec des offrandes faites par des particuliers afin d’assurer leur subsistance dans l’au-delà. Puis avec le contenu de la tombe d’un riche particulier. Là on découvre que si les tombes de cette periode étaient plus petites, elles n’en étaient pas moins très richement dotées.
La dernière salle de l’exposition est consacrée aux représentations des dieux comme cette représentation du dieu Bastet sous forme de chatte :
L’exposition présentée au musée Jacquemard-André est très interéssante et bien documentée. Elle vaut vraiment une petite visite. Essayez cependant autant que possible d’y aller en semaine ou à l’ouverture car certaines salles sont toutes petites et ne se pretent pas trop aux fortes affluences.
C’est où ?
Le crépuscule des Pharaons
Musée Jacquemart André
Jusqu’au 23 juillet 2012
Helmut Newton, l’exposition
avr
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Je suis allée voir l’exposition consacrée au photographe de mode, Helmut Newton qui se tient actuellement au Grand Palais. Un peu plus de 200 photos d’Helmut Newton sont exposées jusqu’au 17 juin à Paris. Des portraits de gens célèbres comme Isabelle Huppert, Caroline de Monaco, Andy Warhol ou encore Margaret Thatcher, des nus de femmes (les fameux nus, devrais-je dire), des photos de détails sont rassemblés pour la première rétrospective parisienne consacrée à ce fameux photographe depuis sa mort en 2004.
Bon personnellement je ne connaissais pas avant d’entendre parler de l’exposition. Même si le monsieur a travaillé pour de grands magazines comme le Vogue français, Elle ou encore Playboy, j’avais peut être vu certaines de ses photos mais son nom ne me disait rien
Du coup j’y suis allée sans a priori. Parce qu’à mon avis, il est facile d’avoir des aprioris sur l’œuvre de ce photographe que l’on qualifie de père du porno-chic.
Rassurez-vous, l’expo ne se visite pas les yeux baissés. Les photos de nus même celles qui se veulent hard avec chaines et menottes ne m’ont pas choquées. Loin de là! J’ai même été plutôt séduite par les diptyques où d’un côtés les modèles sont vêtues et de l’autre non. J’ai aimé le contraste.
Si les photos de Helmut Newton présentées là m’ont bien plu, j’ai été plus déçue par la scénographie de l’exposition. Certaines photos sont placées trop haut pour que l’on puisse les regarder en détail et pire les lampes se reflètent méchamment dessus. Les légendes sont écrites en tout petit et dans une police qui ne permet pas toujours de bien les lire. Enfin il y a peu de matière autre que les photos, quelques citations de l’artiste et la biographie qui ouvre l’expo. J’aurai aimé en savoir plus sur sa vie, sa technique, son évolution.
C’est où ?
Helmut Newton
Grand Palais, Galerie sud-est
Avenue Winston Churchill
75008 Paris
Jusqu’au 17 juin 2012.
Sorcières, mythes et réalités
mar
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Férue de représentations de la sorcière dans la littérature et l’art plus généralement (non je m’adonne pas à la magie noire le soir en secret), je suis allée voir l’exposition Sorcières, Mythes ou réalités qui se tient jusqu’à la fin du mois au musée de la Poste à Paris.
L’exposition se découpe en deux grandes parties. La première montre les représentations de la sorcière à travers quelques œuvres picturales. On y découvre des représentations du sabbat, ce grand rassemblement de sorciers et sorcières où se pratiquait comme on le croyait aux XVI ème et XVII ème siècle, l’infanticide, l’adoration du diable, la licence sexuelle. Puis le visiteur passe au milieu d’affiches de film ayant pour thème bien sûr les sorcières. Pas de films récents. On y trouve une affiche des Sorcières de Salem ou encore de Ma femme est une sorcière de René Clair, datant de 1942. Le visiteur glisse doucement vers la deuxième partie de l’exposition. Mais avant cela, on découvre 18 tableaux peints par José de La Péna qui retrace les procès en sorcellerie menés au pays de Labourd.
Nous voilà, dans la deuxième partie de l’exposition consacré aux pratiques magiques. Là ce ne sont que grimoires, talismans ou potions magiques. On découvre comment se protéger des sorts.Tiens saviez vous que le joug de bœuf placé au dessus des portes à la campagne avait pour but de repousser le malin ? On découvre dans cette partie de l’exposition que bons nombres d’objets du quotidiens paysans pouvaient être utilisés pour jeter ou révoquer un sort selon la croyance populaire. On y apprend aussi comment se transmettait les “pouvoirs magiques” ou encore comment les sorcières utilisaient des poupées pour envouter quelqu’un. On ne parle pas de Vaudou mais c’est à cela que cela m’a fait penser illico.
Enfin l’exposition se termine par une visite de la demeure de Madame P. Cette femme qui vivait au début du XXeme siècle dans la Creuse faisait fabriquer des représentations du diable aux artisans du coin. On peut ainsi voir au musée de la poste quelques unes de ces figures. Impressionnant! Quand on pense que ces pratiques avaient (et ont encore c’est sûr) cours au XX ème siècle.
L’exposition est très didactiques notamment grâce aux nombreuses explications qui la jalonnent. Un petit regret quant même : que la première partie ne soit pas plus fournie et que les films soient juste présenter sans aucune mise en perspective. Mis à part ça, ça vaut le coup d’y faire un tour. Donc si vous ne l’avez pas encore vu, courrez-y vite, elle se termine le 31 mars 2012 ![]()
C’est où ?
Sorcières, mythes et réalités
Musée de la poste
34 bd de Vaugirard
75015 Paris
Jusqu’au 31 mars 2012









































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