Je change ce soir de registre pour vous parler du dernier roman que je viens de terminer : les amants de la terre sauvage de Katherine Scholtes dont Suzanne de chez les filles m’avait envoyé un exemplaire. L’histoire est celle de Mara jeune australienne mariée à un chasseur professionnel propriétaire d’un lodge en Tanzanie. Alors que le lodge est au bord de la faillite, que son couple est en perdition, Mara voit arrivé sur ses terres une troupe de cinéma à la recherche d’un lieu authentique où tourner. Bien décidée à sauver le domaine même en l’absence de son mari, elle va leur prêter main forte allant jusqu’à doubler l’actrice principale et à tomber amoureuse de l’acteur. Bien que la passion qui s’éveille soit réciproque, les deux amants se quitteront le film achevé, le mari étant aussi sur le point de rentrer.
En lisant la quatrième de couverture, j’ai pensé au célèbre Out of Africa et plus généralement aux romans de Karen Blixen (à laquelle il est largement fait référence au début du roman d’ailleurs). Puis à mesure que j’ai progressé dans ma lecture, je me suis demandée si c’était pas plutôt du côté de la collection Harlequin que j’aurai du cherché des références. D’ailleurs le titre français m’y avait un peu invité. Bon c’est très soft quand même. Je m’attendais à quelque chose de plus croustillants, de moins platonique. En fait, on assiste plutôt à l’émancipation d’une femme, d’une femme qui découvre l’amour et donne un sens à sa vie. Tout ça sur fonds d’Afrique noir, de safari, de chasseur (oui dans les années 60, on chassait pour de vrai les fauves). Bon bref c’est pas de la grande littérature mais ça reste agréable à lire. A emporter cette été, sur la plage pour rêver à la savane.
La quatrième de couv’ : En Tanzanie, en 1968. Mara a grandi en Tasmanie au sein d’une famille d’agriculteurs, sous la férule d’un père extrêmement autoritaire. Quand elle rencontre John, chasseur professionnel et propriétaire d’un lodge en Tanzanie, Mara est immédiatement séduite par l’aura d’aventure et d’exotisme qui l’entoure. À vingt-quatre ans, elle quitte sa famille et rejoint l’Afrique pour épouser John. Trois ans plus tard, la passion a laissé place à la désillusion : dans une Tanzanie tout juste indépendante, les tensions raciales sont très vives ; les safaris menés jadis dans le respect de la nature ont laissé place à de véritables massacres d’éléphants et le lodge est dans une situation financière très délicate. Sans compter que John multiplie les absences…Lors d’une énième expédition de son époux, Mara voit débarquer une équipe de cinéma qui souhaite situer son film dans les paysages enchanteurs de la savane. Bien décidée à profiter de l’occasion pour sauver le lodge, Mara ne va pas ménager ses efforts… Et tomber sous le charme du très séduisant Peter Heath, l’acteur principal. Déchirée entre cette attirance et son sens du devoir, Mara va se retrouver face un choix, forcément douloureux…
Prochaine lecture : La consolante d’Anna Gavalda.

Un trajet en RER m’aura fallu pour lire de l’étrange histoire de Benjamin Button de Francis Scott Fitzgerald. Et je ne sais pas trop quoi en penser à vrai dire! Tout d’abord l’histoire en deux mots : En 1860, Mr et Mrs Roger Button, famille en vue de Baltimore, attendent leur premier enfant. Mais surprise à la naissance, l’enfant n’est pas le beau bébé qu’ils attendaient mais un vieillard de plus de 70 ans. La honte submerge le père qui ne sait comment réagir face à cette aberration de la nature. Pourtant au fil des ans, le jeune Benjamin semble rajeunir : sa peau est de moins en moins ridée, ses cheveux noircissent, il se tient plus droit et est plus dynamique chaque jour. Tout aussi saugrenu que cela puisse paraitre, Benjamin Button vit sa vie à l’envers, de la vieillesse à l’enfance.
Je viens de terminer Le fait du Prince d‘Amélie Nothomb. C’est tout frais, je l’ai fini hier dans les transports. Celui-là je l’avais simplement choisit à son titre, parce que la quatrième de couverture ne disait pas grand chose. L’histoire est celle de Baptiste Bordave, un homme ordinaire dont la vie n’a rien de bien exceptionnel. Jusqu’au jour où un homme vient mourir chez lui et qu’il décide de laisser le cadavre dans son appartement et d’endosser l’identité du mort. Il se rend dans la maison du mort où il fait connaissance avec sa veuve pas surprise pour un sou de sa présence. Baptiste Bordave s’interroge qui était cet homme, que faisait-il dans la vie, pourquoi être venu mourir chez lui en particulier ?
Je viens de terminer Un brillant avenir de Catherine Cusset. Je ne connaissais pas l’auteur, il n’était pas sur ma liste du challenge ABC mais qu’importe, je me suis laisse tenté au détour d’un rayon à la FNAC et je ne regrette pas!! J’ai beaucoup aimé ce récit croisé de deux femmes, de deux étrangères qui petit à petit vont apprendre à se connaitre et à s’aimer. D’un côté, Elena, brillante physicienne d’origine roumaine et qui contre l’avis de tous, épouse un juif et fuit avec lui aux Etats-Unis la Roumanie de Ceausescu. De l’autre sa belle-fille, Marie, française, emigrée aux Etats-Unis pour l’homme qu’elle aime. Le récit alterne les points de vue de ces deux femmes mais aussi les périodes, passé et présent à travers les souvenirs d’Elena. C’est écrit avec beaucoup de finesse. J’ai baucoup aimé il n’y a pas à dire.