Millefeuille de Leslie Kaplan

Posted in Lecture
on 26 avril 2014

Millefeuille Leslie KaplanAujourd’hui, on parle d’une nouvelle lecture : Millefeuille de Leslie Kaplan. Ce petit roman d’un peu plus de deux cents pages raconte l’existence de Jean-Pierre Millefeuille, un ancien professeur de littérature à la retraite qui vit à deux pas de la gare Montparnasse. Veuf, Millefeuille vit seul mais a pris l’habitude de recevoir beaucoup de monde dans son appartement. Jusqu’au jour où il rencontre deux jeunes paumés qu’il va tenter d’aider. A partir de là, tout dérape et Millefeuille perd petit à petit la boule.

Mon avis ? C’est un bon roman. Surtout que ce livre aborde un thème difficile, celui de la vieillesse. A travers le personnage de Jean-Pierre Millefeuille, il aborde le thème de la solitude des personnes âgées mais aussi celui de la mort et de l’oubli. L’une des obsession de Millefeuille est en effet de savoir si à l’instar des pharaons qu’il admire tant on se souviendra de lui dans les années à venir, s’il a laissé une empreinte suffisamment forte sur cette terre.

Moi le seul truc qui m’a gêné dans tout ça, c’est le début et en particulier le mode de narration : le roman s’ouvre et l’on est face à une narratrice qui prend la parole pour nous raconter sa rencontre avec Jean-Pierre Millefeuille. Ok très bien. Un narrateur interne peut être une bonne idée. Sauf que très vite la narration prend un tout autre tour. Le narrateur devient omniscient puisqu’il nous livre les pensées du personnage. Je ne sais pas si je suis claire mais je qui m’a gêné c’est que le « Je » du départ disparaisse rapidement et réapparaisse par intermittence dans le récit quand la narratrice voit Millefeuille. Ça m’a laissé quelque peu perplexe. Après malgré ce petit défaut, l’écriture est agréable. J’ai aimé le fait que le roman soit construit autour de petits chapitres courts. Ça contribue à en accélérer la lecture j’ai eu l’impression.Les pages défilent comme les journées de Millefeuille. Même si quand on y regarde de près, c’est finalement assez répétitif. La narration emprunte en effet le même chemin que les journées du vieil homme.

Bref, Millefeuille est une bonne découverte pour moi. J’ai découvert grâce à ce texte l’écriture de Leslie Kaplan que je ne connaissais pas. Et j’ai suffisamment apprécié pour pouvoir affirmer que je ne dirais pas non à la lecture d’un autre de ses livres si l’occasion vient à se présenter :)

La quatrième de couverture : «Quand je l’ai connu, Jean Pierre Millefeuille habitait déjà depuis longtemps rue Antoine-Bourdelle, une petite rue à côté de la gare Montparnasse. Conversations, échanges. Séduction réciproque. Pas du tout le vieux crispé sur ses acquis de pensée, ses habitudes. Une fois j’allai chez lui avec Zoé, la fille d’une amie. Après Zoé me dit, Je ne sais pas si je l’aime, non vraiment je ne sais pas. Pourtant elle retourna le voir, et emmena même Léo, un amoureux. C’est là que tout a commencé.»

Prochaine lecture : Les yeux du jaguar de Brigitte Coppin

Last days of summer

Posted in Ciné, cinéma
on 24 avril 2014

Je ne vous en ai pas encore parlé mais j’ai vu il y a peu le dernier film du réalisateur Jason Reitman, Last Days of summer avec à l’affiche Kate Winslet et Josh Brolin notamment.

last days of summer

Synopsis : Lors du dernier week-end de l’été, Frank, un détenu évadé, condamné pour meurtre, oblige Adèle et son fils Henry à le cacher chez eux.
Très vite, la relation entre le ravisseur et la jeune femme prend une tournure inattendue. Pendant ces quatre jours, ils vont révéler de lourds secrets et réapprendre à aimer…

last days of summer

Je dois dire que j’ai été complètement enchantée, charmée par ce film. J’ai beaucoup aimé l’impression de touffeur, de lourdeur qui se dégage du film dès les premières minutes. C’est d’ailleurs ce qui me vient en premier si je dois évoquer Last Days of summer : un beau film à l’atmosphère lourde, lourde des secrets des protagonistes, lourde de tous les non dits qui flottent autour d’eux, lourde de la chaleur de cette fin d’été durant laquelle va se déroule ce drame. J’ai beaucoup aimé le fait qu’il y ait peu de dialogues et qu’une grande partie de l’histoire soit justement racontée par Henry Wheeler, le fils d’Adèle interprété par Gattlin Griffith en voix off. Ça contribue à l’atmosphère pesante qui se dégage du film je trouve. Et puis le duo Kate Winslet / Josh Brolin est extra. Kate Winslet est excellente dans ce rôle de mère célibataire, meurtrie, dépressive qui vit recluse chez elle. Elle est touchante je trouve. Josh Brolin n’est pas en reste. Il est extraordinaire dans ce rôle d’évadé de prison au grand cœur.

last days of summer

Bref Last Days of Summer est un beau film. L’histoire est touchante. Je ne peux que vous recommander d’aller voir cette adaptation du roman de Joyce Maynard, Long Week end au cinéma si ce n’est pas déjà fait :)

Chiens de la nuit de Kent Anderson

Posted in Lecture
on 22 avril 2014

Chiens de la nuit - Kent AndersonJe viens de terminer Chiens de la nuit de Kent Anderson qui vient de sortir en poche près de vingt ans après sa sortie aux Etats-Unis. Chiens de la nuit, deuxième roman de Kent Anderson après le très remarqué Sympathy for the devil, raconte le quotidien de Hanson, un vétéran de la guerre du Vietnam devenu flic à son retour à la vie civile. Nous sommes en juin 1975. Avec son coéquipier Dana, il arpente les rues de Portland et plus particulièrement celles de North Preccint, le quartier le plus pauvre de la ville afin de maintenir l’ordre. Il traque les dealers, les braqueurs de banques, règle les problème de voisinage et les disputes d’ivrognes, verbalise les chauffards. Mais jour après jour, Hanson franchit un peu plus les limites.Il navigue entre la loi et la l’illégalité. Et pour survivre et ne pas sombrer tout court, les souvenirs de la guerre étant parfois plus fort que tout, Hanson boit et se drogue.

Mon avis ? J’ai mis du temps à rentrer dedans. Il m’a fallu presque 200 pages pour vraiment rentrer dans le récit du quotidien de ces flics. Pourquoi ? Parce que j’ai été un peu déstabilisé au départ. En effet, il ne s’agit pas d’un roman policier au sens traditionnel. Il n’y a pas de meurtre et d’enquête. Chiens de la nuit est avant tout une chronique du quotidien des flics dans les rues mais aussi du dur retour à la vie civile des vétérans du Vietnam.Le héros, Hanson, n’est pas non plus le héros traditionnel d’un roman policier. C’est un flic toujours borderline, prêt à sombrer. C’est un anti-héros, j’ai envie de dire. Et au départ, j’ai eu peu de sympathie pour cet individu qui fait respecter la loi à sa manière pas toujours de façon très légal. Heureusement qu’il y a son coéquipier Dana pour le maintenir dans les limites du raisonnable j’ai envie de dire. Et puis petit à petit, grâce sans doute aux flash-back de la guerre qui émaillent le récit, on comprend la complexité de ce personnage et le combat qui se livre à part lui. Petit à petit, on se prend de sympathie pour ce gars qui au fond est profondément humain. J’ai beaucoup aimé d’ailleurs la façon dont l’auteur raconte ces bribes de souvenirs, par petites touches, à la façon d’images qui ressurgiraient dans l’esprit de Hanson avant de s’évanouir enfouies au plus profond de la mémoire de l’homme. Chiens de la nuit est un roman noir, très noir mais c’est un excellent roman.

La quatrième de couverture : Hanson, vétéran des forces spéciales, est devenu flic à son retour du Vietnam. Les rues de North Precinct, un quartier déshérité de Portland, ne sont pas moins dangereuses que la jungle asiatique. Drogue, violence et danger sont le quotidien des policiers en patrouille. Hanson, lui, n’a peur de rien – sauf de ses souvenirs.

Prochaine lecture : Millefeuille de Leslie Kaplan

A la bonne heure

Posted in Un resto à Paris ?
on 17 avril 2014

Ça fait un moment que l’on a pas parlé bouffe et restos ici!!! Ok j’ai fait moins de découvertes ces derniers temps mais n’empêche il y a une adresse dont il faut que je vous parle. Son nom ? La bonne heure. La bonne heure c’est un charmant bistrot dans le 17eme non loin de Brochant.

la bonne heure (1)

Là, on mange une bonne cuisine française simple mais non moins savoureuse. Pour preuve en entrée, on trouve à la carte un flan Périgourdin et lard grillé, une verrine d’avocat, des harengs fumés servis à volonté ou encore une terrine de foie de volaille maison. Moi j’avais opté pour la terrine de foie de volaille maison servie elle aussi à volonté même si je n’ai pas pu m’empêcher de photographier la grosse marmite de harengs fumés que l’on a apporté à ma comparse ce midi là plutôt que mon assiette. Mais il y avait vraiment de quoi, visez-moi cette terrine!

la bonne heure (2)

En plat, on peut manger un tartare de bœuf coupé au couteau, un filet de bar à la plancha ou encore un rognon de veau servi rosé. C’est sur ce dernier que j’ai jeté mon dévolu après avoir préalablement demandé à ce qu’on me le cuise un peu plus. Le rognon m’a été servi un peu plus cuit qu’à point. Comme ça, j’ai vraiment pu savourer mon plat :)

la bonne heure (3)

En dessert, je me suis laissée tenter par une crème brulée après avoir hésité entre le vrai baba au rhum et le moelleux au chocolat.

la bonne heure (4)

Franchement à la bonne heure c’est bon. Ça fait deux fois que j’y vais manger et chaque fois je me régale.

Coté tarifs c’est abordable. Les entrées sont à 10 euros tout rond, les plats à 21 et les desserts à 10 euros aussi. Il est à noter qu’il existe plusieurs formules pour le déjeuner ou le diner. Ainsi on a une formule entrée-plat-dessert à 36 euros le soir et 24 le midi. Côté cave, on trouve des vins à tous les prix. le premier prix étant à 21 euros pour un Coteaux du Lyonnais rosé de 2010.

C’est où ?

La Bonne Heure

11 rue Brochant

75017 Paris

M° Brochant.