La dernière fugitive de Tracy Chevalier

Posted in Lecture
on 19 mai 2015

la dernière fugitiveJ’ai lu il y a quelques temps déjà La dernière fugitive de Tracy Chevalier. Ce court roman raconte l’histoire Honor Bright, une quaker partie avec sa sœur Grâce d’Angleterre pour les États-Unis d’Amérique où celle-ci doit retrouver son futur époux. Mais après une traversée éprouvante, Grâce décède et c’est seule qu’Honor finit le voyage jusqu’à Faithwell dans l’Ohio. A l’arrivée, elle est accueillie par son beau-frère et la belle-sœur de celui-ci, veuve depuis peu. Très vite, Honor comprend qu’elle est de trop dans la maison et que pour rester en Amérique, elle va devoir trouver un mari. Elle rencontre Jack Haymaker, un fermier des environs qu’elle finit par épouser. Alors qu’elle s’installe à la ferme Haymaker, Honor découvre que celle-ci est sur la route des esclaves qui fuient vers le Nord. Contre l’avis de sa famille d’adoption, elle décide d’aider autant que possible les fuyards.

Mon avis ? Quand j’ai choisi ce roman, je n’étais pas sûre que cela me plairait. La quatrième de couverture m’avait attiré certes mais il fallait voir. Je vous avouerais que je ne savais pas qui était Tracy Chevalier. J’ignorais que c’était l’auteur du best-seller La jeune fille à la perle. Après je ne connaissais rien non plus aux Quakers et à leur mode de vie. Je n’avais jamais entendu parler non plus du chemin de fer clandestin. Tout ça a été pour moi une découverte. Et au final, j’ai aimé. J’ai beaucoup aimé même.

Tout d’abord, j’ai aimé la manière dont le roman est construit. Le récit alterne en effet entre récit à la troisième personne et lettres d’Honor à sa famille et sa meilleure amie restée en Angleterre. Ce procédé a bon être vieux comme Hérode, j’ai trouvé que cela fonctionnait bien ici. On plonge grâce aux lettres dans les pensées intimes d’Honor et c’est intéressant car cela donne une consistance supplémentaire au personnage. Peut-être que sans les lettres, Honor me serait apparu plus fade, bien trop soumise. Alors qu’au final c’est pas le cas. J’ai bien aimé découvrir un personnage bien moins modeste qu’il n’en a l’air (Je pense à ses vantardises sur ses talents de couturière). Non vraiment, le personnage d’Honor m’a plu.

Après j’ai été très intéressée par le récit de la vie des Quakers et leur religion. Je dois avouer que je ne savais rien à ce propos avant de lire La dernière fugitive et j’ai l’impression d’avoir beaucoup appris avec cette lecture. Peut-être parce que le roman m’a poussé à regarder un peu sur Internet pour en savoir plus. Bravo, ce n’est pas si souvent que ça que ça arrive.

En bref, pour moi La dernière fugitive de Tracy Chevalier est un excellent roman et je vous le recommande chaudement.

La quatrième de couverture : 1850. Après un revers sentimental, Honor fuit les regards compatissants des membres de sa communauté quaker. Elle s’embarque pour les États-Unis avec sa sœur, Grace, qui doit rejoindre son fiancé. À l’éprouvante traversée s’ajoute bientôt une autre épreuve : la mort de Grace, emportée par la fièvre jaune. Honor décide néanmoins de poursuivre son voyage jusqu’à Faithwell, une petite bourgade de l’Ohio. C’est dans cette Amérique encore sauvage et soumise aux lois esclavagistes, contre lesquelles les quakers s’insurgent, qu’elle va essayer de se reconstruire.

Prochaine lecture : Truman Capote de Lilian Kerjan

Ne lâche pas ma main de Michel Bussi

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on 12 mai 2015

ne lache pas ma mainIl y a quelques jours j’ai lu Ne lâche pas ma main de Michel Bussi. J’attendais de recevoir son nouveau roman, Maman a tort dont on va parler très vite et pour patienter j’ai décidé de me plonger dans un autre de ses romans. Ne lâche pas ma main raconte la disparition mystérieuse d’une femme en vacances sur l’ile de La réunion. En vacances avec son mari et sa petite fille, Liane disparait mystérieusement de sa chambre d’hôtel. Son  mari, Martial Bellion appelle la police pour signaler la disparition mais très vite il se retrouve être le suspect numéro un. Des témoins l’ont vu pousser un charriot de linge sur le parking de l’hôtel cet après-midi là. Pour ne pas finir en prison, il décide de s’enfuir avec Josapha dite Sofa, sa fille de six ans. S’engage alors une course-poursuite à travers toute l’ile qu’il semble connaitre comme sa poche. Mais parviendra t’il à semer Aja, l’inspectrice en charge de cette enquête et à déjouer le plan épervier ?

Mon avis ? J’ai découvert les romans de Michel Bussi avec Un avion sans elle. Quand je l’avais lu, je n’avais pas pu le lâcher avant de savoir le fin mot de l’histoire. Et bien avec Ne lâche pas ma main ça a été pareil. Il fallait que je comprenne, que je sache. Un truc de fou :) Du coup vous vous en doutez, je l’ai lu très vite, très, très vite même. L’auteur arrive à tenir le lecteur en haleine tout du long. Il réussit en effet le tour de force de l’égarer et de le laisser penser que le mari est peut-être en fin de compte bien coupable comme semble d’ailleurs le penser sa petite fille (d’ailleurs les chapitres racontés du point de vu de la petite sont une très bonne idée je trouve). Franchement, j’ai alterné pendant un long moment entre coupable, non-coupable. Quelques phrases savamment distillées ça et là et j’étais persuadée qu’il avait tué sa femme, une vieille dame, le pêcheur sur le port. Bref qu’il semait les cadavres sur sa route. Et puis quelques pages plus loin, je me disais non pas possible. Un truc de fou, je vous dis. Serait-ce à dire que ce roman est parfait, zéro défaut ? Non, non, je vous rassure. Y a quelques points que j’ai pas trouvé top comme le fait d’introduire longuement Aja et de raconter son histoire. Pour moi, ça n’a pas pas spécialement d’intérêt vu que je ne suis pas sûre que ce sera un personnage récurrent de l’œuvre de Michel Bussi. Je crois que ce sont les seuls passages qui m’ont un peu ennuyée. Mais passons et ne boudons pas notre plaisir.

En bref Ne lâche pas ma main est un excellent polar. Michel Bussi confirme avec ce livre (et le suivant) la bonne opinion que j’avais de ses romans. Si je devais qualifier les romans de Michel Bussi, je dirais tout simplement « Addictif ».

La quatrième de couverture : Un couple d’amoureux dans les eaux turquoise de l’île de La Réunion. Farniente, palmiers, soleil.
Un cocktail parfait.
Pourtant, le rêve tourne au cauchemar. Quand Liane disparaît de l’hôtel, son mari, Martial, devient le coupable idéal. Désemparé, ne sachant comment prouver son innocence, il prend la fuite avec leur fille de six ans. Pour la police, cela sonne comme un aveu : la course-poursuite, au cœur de la nature luxuriante de l’île, est lancée.

Prochaine lecture : La dernière fugitive de Tracy Chevalier

Mon bracelet est unique grâce à Pandora

Posted in Dans mon dressing
on 2 mai 2015

On parle peu bijoux ici. Arrêtez-moi si je me trompe mais je crois même qu’on en a jamais jamais parlé. Pourtant aujourd’hui j’avais envie de vous montrer mon joli bracelet Pandora. Pourquoi celui-là et pas un autre ? Parce que la marque de bijoux danoise, Pandora, m’a permis de créer un bijou unique. Je ne risque pas de croiser une autre femme qui portera le même. La probabilité que cela arrive est très faible. Pas impossible mais très, très faible. Pourquoi ? Parce que Pandora c’est un système de création de bijoux sur mesure, de bijoux que l’on compose au fur et à mesure de ses envies ou des évènements marquants de notre vie.

Pandora bracelet (3)Première chose, il faut choisir le bracelet. Il y en a en or, en argent, en cuir, en tissu. Moi j’ai choisi un bracelet souple en argent. Ensuite, on ajoute ce que l’on appelle des clips sur les deux emplacements prévu à cet effet. Ça compartimente le bracelet et surtout ça empêche les charms de bouger.  On choisit enfin les fameux charms, ces perles qui racontent votre histoire.

Pandora bracelet (1)

Des charms, il y en a des centaines au catalogue. Il y en a pour symboliser vos passions, pour les évènements marquants d’une vie (naissance, mariage, remise de diplôme), pour évoquer un métier, etc…  Il y en a des purement décoratifs aussi.

Pandora bracelet (4)

Pour le mien, j’ai choisi de le bâtir autour de charms purement esthétiques et d’autres qui évoque ma passion pour les chevaux et l’équitation. J’ai ainsi commencé par acheter les deux clips que vous voyez aux extrémité et la boule ajouré du centre. Sont venus ensuite le fer à cheval puis le cheval à bascule. Enfin j’ai ajouté les deux espaceurs que l’on voit après les Muranos et ces fameux Murano bleus.

Pandora bracelet (5)

Bon faut pas se leurrer, ça ne s’est pas fait en une fois. La création d’un bracelet chez Pandora est en effet assez chère. Le prix d’un charm peut varier énormément selon les matériaux et les pierres utilisées pour le réaliser. A titre d’exemple ma boule tressée coute 19 euros et mon cheval à basculer 39. Il va donc falloir attendre un peu avant de rajouter de nouvelles pièces à mon bracelet. Mais d’un autre côté c’est aussi ce qui fait le charme de ces bijoux :)

Pandora bracelet (2)

Et vous, vous avez commencé une collection de charms Pandora ?

La meilleure d’entre nous de Sarah Vaughan

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on 1 mai 2015

la meilleure d'entre nous sarah vaughanVous n’êtes pas passés, je pense, à côté des émissions de téléréalité culinaire qui ont fleuri sur nos petits écrans ces dernières années. Il y a eu Masterchef, Le meilleur pâtissier et j’en passe. Et bien sachez que c’est une compétition de ce genre qui va servir de cadre au premier roman de Sarah Vaughan, La meilleure d’entre nous. La chaine de supermarché anglaise, Eaden a en effet lancé une compétition culinaire pour trouver leur nouvelle « Madame Eaden ». Kathleen Eaden, la femme du fondateur, était en effet une référence en matière de cuisine et plus particulièrement de pâtisserie et son livre, L’art de la pâtisserie, même s’il est paru dans les années 60, continue de nos jours à trôner en bonne place dans les cuisine anglaises. Aujourd’hui, il s’agit cependant de trouver la nouvelle égérie de l’enseigne, celle (ou celui) qui sera capable de reprendre le flambeau. Pour cela les cinq candidats retenus vont s’affronter autour des recettes les plus emblématiques de Kathleen Eaden. Qui de Vicki, Jenny, Claire, Karen ou Mike sortira vainqueur de cette compétition ? A moins que l’essentiel ne soit pas là…

Mon avis ? J’ai beaucoup aimé ce roman. Certes c’est un premier roman et comme tel, il a quelques défauts mais dans l’ensemble j’ai aimé et ai pris plaisir à le lire. Tout d’abord, j’ai beaucoup aimé la construction du roman. Chaque chapitre s’ouvre en effet par une scène de la vie quotidienne de Kathleen Eaden puis se poursuit par le récit de tranches de vie de nos cinq candidats (enfin quatre plutôt on y reviendra). C’est bien vu, je trouve car petit à petit, on découvre que la vie de Kathleen que tous idéalisent, n’était finalement pas si rose et que la jeune femme, même si elle était aimée, souffrait de ne pas réussir à concevoir un enfant. En effet, l’un des thèmes majeurs de ce roman est bien la maternité, le désir d’enfant, la nécessité d’être une bonne mère avant tout. Que ce soit Kathleen ou les cinq candidats de nos jours, la maternité joue un rôle essentiel dans leur vie. Chacun des candidats a fini par mettre sa vie de femme (ou d’homme pour Mike, père célibataire de deux jeunes enfants) entre parenthèse : Vicki a abandonné sa carrière d’institutrice; Claire se débat avec ses difficultés financières et un père absent pour tenter de donner le meilleur à sa fille; Jenny s’est consacré corps et âme à ses filles devenues grandes et à son mari qui aujourd’hui l’abandonne; Karen, elle, est obsédée par son image et ne se sent vivre que dans le regarde des hommes; Mike, enfin tente de donner l’image d’un père parfait. Chacun, comme Kathleen Eaden, va au fil des pages révéler ses fêlures. Franchement, c’est bien mener. Ça se lit bien et on a envie de savoir comment tout cela va finir. On a envie de savoir ce que chacun va faire grâce à ce concours. Car oui le concours de pâtisserie finalement, c’est un peu comme un révélateur pour chacun de nos cinq personnages.

Mais il n’a pas de défaut ce livre ? En fait si. Le plus gros défaut pour moi c’est le personnage de Mike. C’était une bonne idée d’inclure un homme dans la compétition. C’était une bonne idée de choisir un veuf père de deux jeunes enfants. C’est dommage par contre qu’il disparaisse rapidement du devant de la scène. Si on suit à tour de rôle chacune des quatre candidates dans leur quotidien, ce n’est pas le cas de Mike très longtemps. Au final, peu de pages lui sont consacrées. Même son idylle naissante avec Claire est à mon gout trop vite esquissée. C’est vraiment dommage je trouve car il y avait là du potentiel.

Bon et malgré tout, je recommande ou pas ? Oh oui!!! La meilleure d’entre nous de Sarah Vaughan est un bon roman et il serait vraiment dommage de passer à côté :)

La quatrième de couverture : « N’oubliez pas : la pâtisserie est une preuve d’amour. » Kathleen Eaden, L’Art de la pâtisserie, 1966. Angleterre, de nos jours. Le concours pour élire la nouvelle Kathleen Eaden a commencé ! Cinq candidats sont en lice, réunis par une passion commune. Mais la confection d’un cheesecake ou d’un paris-brest ne suffit pas toujours à faire oublier les blessures et les peines. Jenny, la cinquantaine tout en rondeurs, délaissée par son mari ; Vicki, qui aspire à plus qu’à élever son petit Alfie ; Claire, la jeune caissière mère célibataire qui ne rêve même plus d’une autre vie ; Karen, dont l’apparente perfection dissimule bien des secrets ; sans oublier Mike, veuf en pleine thérapie culinaire… Au cours d’une compétition aussi gourmande qu’échevelée, tous apprendront que l’art de la vie est au moins aussi difficile que celui de la pâtisserie. Généreux et inspirant, bourré d’émotion et d’humour, un premier roman à dévorer d’une seule traite, peuplé de personnages irrésistibles. Une déclaration d’amour à toutes les saveurs de la vie !

Prochaine lecture : La dernière fugitive de Tracy Chevalier.