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Lecture

Le Montespan de Jean Teulé

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on 23 décembre 2009

9782266186742J’avais découvert Jean Teulé à la faveur de la lecture de son roman Le magasin des suicides. Séduite, je m’étais précipité acheter Le Montespan (dont j’avais entendu aussi dire le plus grand bien). J’ai achevé ce dernier hier au soir dans les transports en commun. Et vous l’aurez compris j’ai adoré!

Louis-Henri de Montespan est si amoureux de sa femme qu’il ne baissera jamais les armes devant Louis XIV qui en a fait sa maitresse. Racontez du point de vue du mari, ce roman est un pur régal. Jean Teulé écrit l’histoire du cocu sur un ton gouailleur, ma foi fort agréable. tout en  agrémentant son récit de moult détails sur la vie quotidienne et les mœurs de cette époque. Rien ne nous est épargné, pas même la manière dont les dames de la bonne société satisfaisaient leur besoin en public :)

La quatrième de couverture : Au temps du Roi-Soleil, avoir sa femme dans le lit du monarque était pour les nobles une source de privilèges inépuisable. Le jour où Louis XIV jeta son dévolu sur Mme de Montespan, chacun, à Versailles, félicita le mari de sa bonne fortune. C’était mal connaître Louis-Henri de Pardaillan, marquis de Montespan… Gascon fiévreux et passionnément amoureux de son épouse, Louis-Henri prit très mal la chose. Dès qu’il eut connaissance de son infortune, il orna son carrosse de cornes gigantesques et entreprit de mener une guerre impitoyable contre l’homme qui profanait une union si parfaite. Refusant les honneurs et les prébendes, indifférent aux menaces répétées, aux procès en tous genres, emprisonnements, ruine ou tentatives d’assassinat, il poursuivit de sa haine l’homme le plus puissant de la planète pour tenter de récupérer sa femme…

Prochaine lecture : Rien ne va plus de Douglas Kennedy

Prisonnière à Téhéran de Marina Némat

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on 15 décembre 2009

9782266185707Aujourd’hui on parle lecture sur La petite Chronique. J’ai en effet terminé de lire Prisonnière à Téhéran de Marina Némat.Dans ce récit émouvant, Marina raconte son histoire. Elle se souvient comment un beau soir elle a été arrêtée par la police islamique chez elle, emprisonnée, torturée et condamnée à mort sans même avoir assistée à son procès.  Elle raconte comment elle fut sauvée de justesse de l’exécution par l’un des gardiens en échange de sa conversion à l’Islam et une promesse de l’épouser et de renoncer à tout ce qu’elle aime. Elle s’exécutera face aux menaces que son geôlier fait peser sur sa famille et ses amis mais tentera doucement de l’amener à changer et d’ouvrir les yeux sur ce qui se passe dans son pays et derrière les murs de la prison. Son mari tué, elle tentera de revenir à sa vie d’avant avant d’émmigrer finalement au Canada.

Voilà un beau témoignage sur une période très troublée de l’histoire de l »Iran. J’en suis encore profondément émue, bouleversée. Dur d’en parler plus que ça. Je crois qu’il faut le lire et puis c’est tout!

La quatrième de couverture : À 16 ans, l’âge de l’insouciance, des découvertes et des premiers émois, Marina est arrêtée, torturée et condamnée à mort pour trahison politique. Emprisonnée dans la tristement célèbre prison d’Evin, en Iran, elle croit son destin scellé, mais, quelques minutes avant sa mise à mort, elle est sauvée par l’un de ses gardiens. Celui-ci a réussi à commuer sa peine en prison à vie. Son prix ? L’épouser et renoncer au catholicisme pour se convertir à la religion musulmane. Prise au piège, Marina n’a d’autre choix que d’accepter, renonçant ainsi à ses valeurs, à sa famille et à sa foi… Près de vingt ans plus tard, à présent installée au Canada, Marina se souvient. De tout. Une exceptionnelle histoire de vie.

Prochaine lecture : Le Montespan de Jean Teulé

Toutes ces choses que l’on ne s’est pas dites

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on 1 décembre 2009

9782266187305Sur ma PAL figurait Toutes ces choses que l’on ne s’est pas dites de Marc Levy (mais si rappelez-vous!). J’ai hésité à le lire tout de suite ayant un peu peur d’être blasée et de ne plus prendre plaisir à la lecture des romans de cet auteur. Et puis voilà la tentation a été la plus forte et je l’ai commencé (et achevé).
L’histoire débute alors que Julia Walsh s’apprête à épouser Adam, son fiancée. Mais voilà que son père, riche homme d’affaire avec qui elle est en froid meurt, la contraignant à reporter son mariage. Son père à peine enterré, Julia reçoit un étrange cadeau du défunt : un automate à son image. Julia et son « père » ont six jours par delà la mort pour enfin se parler et régler leurs différents. Six jours qui vont les emmener de Montréal à Berlin sur les traces du passé de la jeune femme. Six jours pendant lesquels Julia va apprendre à connaitre son père mais aussi partir à la recherche  de son premier amour qu’elle croyait mort.
Bon, ce roman ne me laissera pas un souvenir impérissable. Il sera aussi vite oublié qu’il a été lu. L’idée est certes originale, ça se tient, il n’a pas d’invraisemblance, ça se lit bien mais c’est tout. Peut-être que j’en attendais aussi trop, peut-être que finalement je suis blasée de ce genre de littérature et que je devrais passer à autre chose (remarquez c’est un peu le cas avec le suivant). En résumé pas mal mais sans plus.

La quatrième de couverture : Quelques jours avant son mariage, Julia reçoit un coup de fil du secrétaire particulier de son père. Comme elle l’avait pressenti, Anthony Walsh – homme d’affaires brillant, mais père distant – ne pourra pas assister à la cérémonie. Pour une fois, Julia reconnaît qu’il a une excuse irréprochable. Il est mort. Julia ne peut s’empêcher de voir là un dernier clin d’œil de son père, qui a toujours eu un don très particulier pour disparaître soudainement et faire basculer le cours de sa vie. Le lendemain de l’enterrement, Julia découvre que son père lui réserve une autre surprise. Sans doute le voyage le plus extraordinaire de sa vie… et peut-être pour eux l’occasion de se dire, enfin, toutes les choses qu’ils ne se sont pas dites. Marc Levy renoue ici avec l’univers romantique et fantastique qui l’a fait connaître.  Dans cette aventure pleine de suspense, de tendresse et d’humour, l’auteur nous entraîne au cœur de la relation entre un père et sa fille et nous raconte l’histoire d’un premier amour – celui qui ne meurt jamais.

Prochaine lecture : Prisonnière à Téhéran de Marina Nemat

Je l’aimais d’Anna Gavalda

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on 25 novembre 2009

9782290340783J’ai terminé il y a quelques jours Je l’aimais d’Anna Gavalda. Je l’ai lu très rapidement celui-là. Certes il est court  (155 pages à peine) mais surtout le récit est prenant. Chloé, abandonnée par son mari, passe quelques jours avec ses filles en compagnie de son beau-père, Pierre à la campagne. Désemparé devant le chagrin de la jeune femme, ce dernier finit par lui raconter comment il est devenu cet homme froid et distant aux yeux des siens. Pour cela, il lui raconte comment lui aussi, il a aimé une autre femme mais n’a jamais osé quitter sa femme et ses enfants pour partir vivre avec elle.

Avec ce roman,  Anna Gavalda pose la question de savoir s’il ne faut pas être heureux soi-même pour rendre à son tour les autres heureux ? Même si cette difficile quête du bonheur nécessite à un moment de faire souffrir ceux qui nous aiment! C’est ce qu’à mon sens le récit de cet homme aux prises avec ses contradictions, la morale, le regard des autres, la bienséance tente de nous faire approcher. Dans tous les cas, et quoi que l’on mette  derrière,  c’est un beau récit que nous livre une fois de plus l’auteur. Je vous le conseille si vous ne l’avez pas déjà lu :)

La quatrième de couverture : Parce que sa belle-fille est malheureuse, Pierre Dippel, soixante-cinq ans, décide de l’emmener à la campagne. Parce qu’elle ne se nourrit plus, il décide de faire la cuisine. Parce qu’elle n’arrête pas de pleurer, il va chercher du bon vin à la cave. Et malgré tout ça, malgré le bordeaux et le bœuf carottes, elle continue de gémir, il décide d’aller se coucher. Et puis finalement, non. Il revient. Il s’asseoit à côté d’elle et se met à parler. Pour la première fois, il parle. De lui. De sa vie. Ou plutôt de ce qu’il n’a pas vécu. Cette histoire est donc la confession d’un homme dans une cuisine. ça n’a l’air de rien et pourtant, comme toujours avec Gavalda, tout est dit. Tout est là. Nos doutes, notre ironie et notre tendresse, le tapage de nos souvenirs et  » la vie comme elle va « …

Prochaine lecture : Toutes ces choses ce que l’on ne s’est pas dites de Marc Levy