Mort aux cons de Carl Aderhold

Posted in Lecture
on 16 septembre 2009

J’avais emmené dans mes valises cet été un certains nombre de romans pour passer le temps entre deux ballades. Parmi ceux-ci , j’avais glissé le premier roman de Carl Aderhol, Mort aux cons. Un soir d’été, le narrateur excédé par le petite chatte de la voisine qui se faufile en permanence chez lui, le balance  par la fenêtre la tuant par la même. Devant l’élan de solidarité que cela entraine dans son immeuble, il imagine de rapprocher les gens en tuant les animaux du quartier. Mais l’escalade a lieu, il tue la concierge un peu trop curieuse puis un voisin un peu trop envahissant, puis un chauffard… Petit à petit, le narrateur en vient à supprimer tous ceux qui lui empoissent la vie. Se sentant investi d’une mission, il se met à élaborer une théorie visant à définir le Con (avec un C majuscule) aidé en cela par son psychiatre qui ne voit dans ses récits que des meurtres symboliques.
Premières impressions : j’ai beaucoup aimé ce livre. J’ai bien ri à la lecture de quelques passages. C’est bien écrit malgré quelques longueurs. Voilà un excellent roman à lire pour rester zen face à ce gars qui reste assis sur les strapontins dans le métro aux heures de pointe ou à la rombière qui resquille la queue au supermarché, la caddie archi-plein. Et ne me dites pas que vous ne vous êtes jamais surpris à souhaiter ne serait-ce qu’une fois, une toute petite fois, les pires atrocités à ces cons :)

La quatrième de couv’
: Contrairement à l’idée répandue, les cons ne sont pas réformables ; les campagnes de prévention ou les actions pédagogiques n’ont pas de prise sur eux. Une seule chose peut les amener non pas à changer, mais du moins à se tenir tranquille : la peur. Je veux qu’ils sachent que je les surveille et que le temps de l’impunité est révolu. Je compte à mon actif cent quarante meurtres de cons. Afin qu’ils ne soient pas morts pour rien, je vous enjoins de lire ce manifeste. Il explique le sens véritable de mon combat. » Qui n’a jamais rêvé de tuer son voisin le dimanche matin quand il vous réveille à coups de perceuse? Ou d’envoyer dans le décor l’automobiliste qui vous serre de trop près? Le héros de cette histoire, lui, a décidé un jour de passer à l’action.

Prochaine lecture : Juste un regard de Harlan Coben

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